La fintech Wise valorisée 8 milliards de livres sterling pour sa cotation directe
C’est la nouvelle star pour la place financière de Londres. Pour son premier jour de cotation, réalisé via une cotation directe après quelques heures d’enchères, Wise a atteint un prix de 800 pence par action, donnant à la société une valorisation de 8 milliards de livres sterling (9,34 milliards d’euros). Vers 14h30, le titre de Wise prenait 3,55% à 828,40 pence
La société réalise ainsi la cotation la plus importante jamais vue sur la place britannique pour une entreprise « tech » en terme de valorisation. C’est plus du double de la valorisation à 5 milliards de dollars qu’avait atteint la société en juillet 2020 lors d’un placement d’actions secondaires.
La fintech britannique, auparavant connue comme TransferWise, a choisi de se coter à Londres via une cotation directe, une méthode d’introduction peu usitée, à laquelle a recouru Spotify en 2018. Plutôt que de lever de l’argent via une IPO, les investisseurs privés de Wise vendent leurs actions existantes sur le marché. La fintech a mandaté Goldman Sachs, Morgan Stanley et Barclays pour cette opération.
Autre originalité, Wise a introduit un programme d’actionnaires clients, appelé OwnWise, qui permettra à 100.000 clients de détenir une participation dans l’entreprise. Les clients participant au programme pourront bénéficier d’actions bonus d’une valeur pouvant aller jusque 100 livres après 12 mois.
Wise est une des fintech les plus prometteuses de Grande Bretagne. Elle a levé 4,1 milliards de dollars sur la seule année 2020.
Wise, qui gagne de l’argent via des commissions réalisées sur des transactions transfrontalières, est bénéficiaire depuis l’année 2017. Durant son année fiscale 2021, elle a doublé son bénéfice à 30,9 millions de livres sterling, tandis que son chiffre d’affaires a bondi de 39%, à 421 millions de livres.
Une chose est sûre, cette entrée en Bourse est une victoire pour la place financière de Londres, qui compte s’imposer pour les entrées en Bourse d’entreprises technologiques après le Brexit. La semaine dernière, le ministre des Finances Rishi Sunak annonçait sa volonté de faire de Londres « le pôle technologique et financier le plus attirant du monde des prochaines décennies ».
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