La fintech britannique Checkout boucle une levée record d’un milliard de dollars
Une nouvelle levée de fonds qui explose les records touchés ces derniers jours par les « licornes » de la French Tech. La fintech britannique Checkout.com a bouclé un tour de table en série D d’un milliard de dollars (880 millions d’euros). Cette opération porte sa valorisation « à 40 milliards de dollars », annonce-t-elle dans un communiqué ce mercredi.
Avec une telle valeur, la plateforme de paiements en ligne créée en 2012, concurrente de Stripe et d’Adyen, devient la troisième fintech privée au niveau mondial. Elle se place devant la néobanque Revolut, valorisée 33 milliards de dollars avec sa dernière levée de 800 millions de dollars, réalisée en juillet dernier.
Checkout avait déjà été valorisée 15 milliards de dollars en janvier 2021, lorsqu’elle avait réalisé un tour de table de quelque 450 millions de dollars. En un an, elle a presque triplé sa valorisation.
Pour ce nouveau tour de table, elle compte des investisseurs de poids : Altimeter, Dragoneer, Franklin Templeton, GIC, Insight Partners, le fonds souverain Qatar Investment Authority, Tiger Global, The Oxford Endowment Fund et « un autre gestionnaire de fonds communs de placement de la côte ouest », indique le communiqué. Blossom Capital, Coatue Management, DST Global, Endeavor Catalyst et Ribbit Capital ont aussi remis la main au pot.
Comme bon nombre de fintechs, Checkout a été portée par la pandémie et l’expansion de l’économie collaborative, qui ont fait bondir les volumes de transaction en ligne : en un an, son volume de transactions traitées – non communiqué - a été multiplié par trois, « pour la troisième année consécutive », indique-t-elle dans son communiqué.
Lancée dans une course en avant, en un an, elle a presque doublé ses effectifs, passant de 1.000 à 1.700 salariés, répartis dans 19 bureaux dans le monde.
Elle compte parmi ses clients Netflix, Grab, Shein, Sony, et des fintechs telles que Klarna, Qonto et Revolut.
Rentabilité
La fintech britannique se dit rentable « depuis plusieurs années » - pour autant, elle ne communique pas sur ses résultats. Contactés par L’Agefi, ses dirigeants n’étaient pas encore joignables mercredi après-midi.
Avec cette levée de fonds, elle souhaite développer son activité sur le marché américain, lancer une solution pour les marketplaces, et renforcer ses services sur le Web 3.
Aux Etats-Unis, elle indique avoir développé « une véritable plateforme de paiement de bout en bout », et y propose un service entièrement basé sur le cloud et connecté aux réseaux locaux. Elle a aussi renforcé son équipe de direction américaine, en recrutant notamment en septembre dernier une directrice financière, Céline Dufétel. Diplômée de l’Ecole Polytechnique et de l’université de Princeton, selon son profil LinkedIn, la Française a rejoint l’équipe de direction de Checkout en septembre dernier, après avoir travaillé notamment pour les gestionnaires d’actifs T. Rowe Price et Neuberger Berman.
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