Coinhouse lève 40 millions d’euros pour accélérer son développement en Europe
Qu’il semble loin le temps de la Maison du Bitcoin et son comptoir physique parisien ouvert en 2014, alors le premier de ce type en Europe. Depuis, le groupe s’est renommé Coinhouse pour mieux s’internationaliser, a été le premier acteur enregistré PSAN (prestataire de services sur actifs numériques) en France, a lancé son «Livret crypto» en 2021 et enchaîne les levées de fonds depuis 2019.
Son dernier tour de table réunit des investisseurs comme la banque franco-allemande Oddo BHF, gérant plus de 100 milliards d’euros d’actifs. Mais aussi les fonds d’investissements comme True Global Ventures, CF Partners, Raise Venture, Tioga Capital, Expon Capital, XAnge (déjà investisseurs dans les licornes françaises Sorare et Ledger) et ConsenSys.
Même si pour le moment «la crypto reste une niche», admet le PDG Nicolas Louvet, «c’est maintenant qu’il faut se placer. Actuellement, le métier de ‘crypto-banquier’ n’existe pas. Dans quelques années, il sera largement diffusé». Pour lui, l’avenir des services financiers, des paiements et du Web 3 passe par «le développement des cryptos et d’acteurs comme Coinhouse qui les rendent accessibles et utilisables pour tous».
Concrètement, Coinhouse veut devenir une référence pour les entreprises en leur proposant de gérer les problèmes de logistique, de comptabilité et de sécurité liés à la prise en charge d’un portefeuille (wallet) pour acheter des terrains dans les Metaverses et l’achat/vente de NFT. «Ainsi, les marques n’ont pas à gérer la crypto-monnaie en direct. Dès que le wallet reçoit de la crypto-monnaie, nous la convertissons instantanément en euros», explique le PDG de Coinhouse qui a obtenu il y a un mois son enregistrement auprès du régulateur belge et «avance sur d’autres pays européens, très proches de la France».
Renforcement sur le segment des particuliers
L’entreprise qui a quadruplé ses effectifs ces deux dernières années et revendique près de 600.000 comptes ouverts, ambitionne également de continuer à renforcer son offre patrimoniale pour les particuliers avec de «la tokenisation d’immobilier ou de sociétés non-cotées. On se distinguera de la concurrence par notre proximité avec nos clients en proposant des produits clairs avec une expertise qu’il n’y a pas chez les exchanges comme Coinbase par exemple», assure Nicolas Louvet.
Ces offres viendront s’ajouter au Livret Crypto qui permet actuellement aux particuliers d’avoir accès à la DeFi (finance décentralisée) ou le CeFi (finance centralisée) que la ‘crypto-banque’ propose depuis l’an dernier avec un rendement de 5%.
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