Yahoo ! dévoile son projet de restructuration
Eventé il y a presque un mois par le blog AllThingsDigital.com, le projet de restructuration de Yahoo a été présenté hier. Son annonce emblématique réside dans la suppression programmée de 2.000 postes, soit environ 15% des effectifs. Le groupe de Sunnyvale comptait environ 14.000 salariés à la fin de 2011.
Cette mesure se matérialisera au deuxième trimestre par la comptabilisation d’une charge imposable de 125 à 145 millions de dollars. Au bout du compte, le groupe attend de cette cure d’amaigrissement quelque 375 millions de dollars d’économies par an. D’autres éléments seront communiqués lors de la publication des résultats du premier trimestre, le 17 avril.
En ce qui concerne l’adaptation de la stratégie, sur laquelle le Boston Consulting Group a été amené à se pencher, le groupe dirigé par Scott Thompson n’en a livré que quelques bribes. Il indique avoir identifié plusieurs éléments clés de l’activité pour lesquels il «intensifiera ses efforts et redéployera ses ressources au niveau mondial». Il assure également avoir l’intention de «simplifier radicalement la manière dont il conçoit, lance et développe la plupart de ses produits et services».
Selon un courrier adressé aux salariés dont Bloomberg a obtenu une copie, la direction prévoit de cibler, les médias, les communications et les données qui peuvent aider les annonceurs à affiner leur marketing en direction des utilisateurs. «Notre but est de retrouver notre raison d'être fondamentale - privilégier nos utilisateurs et nos annonceurs - et nous avançons à grands pas vers cet objectif», a poursuivi Scott Thompson. Mais les investisseurs s’inquiètent du retard pris par Yahoo !, sur ses rivaux.
L’action a cédé du terrain en séance avant de se reprendre et de clôturer en hausse de 0,59%. Des analystes soulignaient hier que la priorité actuelle de Yahoo n’était pas la rentabilité mais la croissance du chiffre d’affaires. Les revenus ont fondu de 20% l’an dernier.
Le groupe doit également faire à la menace d’une certaine démoralisation au sein des troupes et d’une contestation dans son entourage. Son premier actionnaire institutionnel, le gérant alternatif Third Point (5,8% du capital), n’a pas manqué d’exprimer son mécontentement après s’être vu refuser un siège au conseil d’administration. Le groupe a nommé à la place trois nouveaux administrateurs indépendants.
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