Wall Street mise sur une modeste progression des résultats trimestriels

La progression des bénéfices à fin décembre pourrait s’élever à 2,7% selon FactSet, qui note un regain de prudence ces derniers mois
Benoît Menou

Alcoa ouvrira comme de coutume, dès demain soir, le bal des publications de résultats des grandes entreprises outre-Atlantique. Les chiffres dévoilés par le géant de l’aluminium seront à nouveau scrutés par les analystes tant pour évaluer la situation du groupe que comme étant susceptibles de fournir quelques éléments de tendance pour l’ensemble de la cote, pour le trimestre écoulé et pour ceux à venir.

La lecture de l’étude à fin décembre publiée par FactSet concernant les attentes de Wall Street met à ce titre en lumière un regain de prudence au cours des derniers mois. Si les prévisions font toujours état d’une progression des résultats trimestriels de la part des membres de l’indice S&P500, cette hausse devrait se révéler bien moindre que celle escomptée fin septembre. Les observateurs attendent en effet désormais une progression de 2,7% des bénéfices au quatrième trimestre, 6,5 points de moins que celle prévue il y a trois mois. Le secteur financier devrait mener la danse avec un bond espéré de 16,3% des bénéfices. Une estimation pourtant en retrait de 11,5 points en trois mois. Sur cette période, 80 sociétés au sein de l’indice ont abaissé leur propre estimation, contre 30 ayant relevé leur objectif.

Les quelques résultats déjà publiés à fin décembre pour des exercices fiscaux décalés semblent relativement rassurants. FactSet souligne que deux tiers des 21 sociétés concernées au 28 décembre au sein du S&P500 ont dévoilé un bénéfice supérieur à la moyenne des attentes des analystes, une part comparable annonçant un chiffre d’affaires au-delà de la moyenne des attentes. Pour autant, les résultats attendus dans les semaines à venir pourraient ne pas refléter exactement dans certains cas la situation objective des comptes.

Les analystes actions de Citigroup estiment ainsi dans une note que certains groupes pourraient être tentés d’«enregistrer de façon agressive tout élément négatif dans les comptes du quatrième trimestre 2012» dans l’espoir de pouvoir publier des comptes 2013 plus solides en comparaison. Au service de ce stratagème figurent des «excuses comme l’incertitude entourant la falaise fiscale, l’ouragan Sandy ou la faiblesse économique en Europe». Bien que cela puisse créer quelques inquiétudes parmi les investisseurs en début d’année, les analystes de Citigroup veulent croire que 2013 sera «une nouvelle année convenable» pour les actions américaines.

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