Wal-Mart ne prévoit pas d’embellie de la consommation sur ses marchés

Les pressions exercées sur le pouvoir d’achat ont obligé le premier distributeur mondial à tirer les prix vers le bas pour attirer la clientèle
Yves-Marc Le Reour
consommation : courses alimentaires dans un supermarché Wall-Mart
 -  Photo : Bloomberg News.

Les groupes de distribution aux Etats-Unis sont loin d’être tous logés à la même enseigne. Si Home Depot, leader américain du bricolage, s’est distingué en révisant à la hausse mercredi ses prévisions de bénéfice par action pour 2012 après un deuxième trimestre supérieur aux attentes, Wal-Mart s’est montré hier beaucoup plus prudent. Le premier distributeur mondial s’est contenté de resserrer sa fourchette de prévision de bénéfice par action pour l’ensemble de l’année qui ressort désormais «entre 4,83 et 4,93 dollars», alors qu’elle était auparavant comprise «entre 4,72 et 4,92 dollars». Les analystes tablaient sur 4,93 dollars par action.

Alors que le bénéfice du deuxième trimestre, en progression de 8,2% à 1,18 dollars par action, s’est révélé conforme aux attentes, le chiffre d’affaires en hausse de 4,5% à 114,3 milliards est ressorti inférieur au consensus, pénalisé notamment par des effets de change négatifs. Les ventes à surface identique de l’enseigne Wal-Mart aux Etats-Unis ont augmenté de 2,2% en rythme annuel contre un gain de 2,6% au premier trimestre. «Les ventes à périmètre similaire ont progressé, mais moins que prévu. De plus les investisseurs n’ont pas obtenu la révision en hausse sur les bénéfices qu’ils souhaitaient», commente Brian Sozzi, responsable du bureau d’analyse de NBG Productions à New York.

Les ventes à l’international sont en hausse de 6,4% à 32 milliards de dollars et celles de la chaîne de magasins d’entrepôt Sam’s Club de 3,8% à 14,2 milliards. Mais les pressions exercées sur le pouvoir d’achat ont obligé Wal-Mart à tirer les prix vers le bas pour attirer la clientèle, sur son marché domestique comme à l’étranger. Il mise sur une poursuite de cette tendance avec «un cycle des salaires qui reste marqué». L’enquête ouverte aux Etats-Unis et au Mexique, suite à des soupçons de corruption pratiquée dans le passé par sa filiale mexicaine, a incité le groupe à différer des ouvertures à l’étranger pour se concentrer sur l’amélioration des activités existantes au Brésil et en Chine.

Wal-Mart n’a pas été le distributeur le plus pénalisé par une consommation morose outre Atlantique au deuxième trimestre, Sears ayant publié un chiffre d’affaires en chute de 6,6% à 9,5 milliards de dollars, accompagné d’une perte nette de 1,25 dollar par action, en légère amélioration par rapport à la perte de 1,37 dollar enregistrée à la même période de 2011.

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