Volkswagen et Porsche s’offrent finalement un horizon commun
La «Voiture du peuple» accueille l’une des marques les plus emblématiques du luxe automobile. Certes, le groupe Volkswagen, numéro un européen du secteur, détient déjà Bentley ou Bugatti, mais l’intégration de Porsche dévoilée hier revêt un caractère stratégique après des années de lutte. Volkswagen a ainsi annoncé hier soir avoir convenu de verser quelque 4,46 milliards d’euros et une action ordinaire Volkswagen pour mettre la main sur les 50,1% du capital de Porsche qu’il ne détient pas encore. Il en résultera une simplification de la structure du groupe, au terme d’une bataille de sept années ayant débuté par une tentative de prise de contrôle de Volkswagen par Porsche.
Finalement,l’annonce d’hier soir est arrivée en avance sur les prévisions, VW ayant indiqué en septembre dernier que l’intégration complète des deux constructeurs pourrait intervenir entre 2012 et 2014, sur la base d’un accord signé en 2009 intégrant des options d’achat. Cette intégration sera en réalité effective dès le 1er août prochain, grâce à des évolutions concédées par les autorités fiscales permettant la concrétisation de l’union «dans des conditions économiques acceptables». Le patron de Volkswagen Martin Winterkorn avait indiqué la semaine passée que le rachat devait se faire «aussi vite que possible».
Dans le communiqué diffusé par Volkswagen, le dirigeant n’a pas masqué sa grande satisfaction en assurant que l’opération n’était rien de moins que «bonne pour Volkswagen, bonne pour Porsche et bonne pour l’Allemagne en tant que centre industriel». Martin Winterkorn salue les perspectives de «coopération encore plus proche», le directeur financier Hans Dieter Pötsch se montrant impatient de «commencer à mettre en œuvre une stratégie commune». Volkswagen estime que l’intégration annoncée hier pourrait générer des synergies voisines de 320 millions d’euros, à partager à égalité entre les deux constructeurs. Le groupe souligne que l’intégration des activités «très rentables» de Porsche aura un impact sensible sur les résultats. La revalorisation des titres actuellement détenus au sein de la holding intermédiaire devrait ainsi avoir, avec les paramètres au 31 mars, un effet positif non monétaire de plus de 9 milliards d’euros sur le résultat. Voilà donc les deux groupes «encore plus forts, à la fois financièrement et stratégiquement» selon le président du conseil de direction de Volkswagen.
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