AccueilNewsEntreprises
Volkswagen entend racheter au moindre coût le solde du capital de MAN
Volkswagen entend racheter au moindre coût le solde du capital de MAN
Le prix proposé de 80,89 euros par titre représenterait pour le constructeur allemand une ponction de 30% sur sa trésorerie nette industrielle
Publié le
Yves-Marc Le Reour
Volkswagen (VW) ne devrait pas se ruiner pour prendre le contrôle à 100% du fabricant de poids lourds MAN dont il détient déjà 73,7% du capital et 75% des droits de vote. Les deux groupes mènent des discussions destinées à établir un «accord de domination et de transfert des profits» de VW sur MAN, étape indispensable à la création d’un groupe intégré dans les poids lourds, qui inclurait le suédois Scania également contrôlé par le constructeur automobile allemand.
Selon les résultats préliminaires de la valorisation réalisée par KPMG (pour le compte de MAN) et par PwC (mandaté par VW) dans le cadre de cette négociation, les actionnaires minoritaires de MAN devraient recevoir une compensation en numéraire de 80,89 euros par action ordinaire ou préférentielle. Ceux qui refuseraient cette offre «bénéficieraient d’un dividende garanti annuel de 3,07 euros par action, net de taxes», précise le communiqué publié par le constructeur de poids lourds.
Cette proposition, qui fait ressortir une décote de 7,1% sur le cours de clôture de MAN jeudi soir, «n’est que légèrement supérieure au prix minimum légal qu’aurait dû payer VW» relèvent les analystes crédit de Natixis. Calculé par référence au cours moyen de l’action MAN sur les 3 mois qui précèdent l’annonce de la transaction, ce prix plancher s’élève à 79 euros. «En supposant que tous les minoritaires acceptent l’offre, celle-ci représenterait pour VW un débours cash maximum de 3,13 milliards d’euros, largement couvert par la trésorerie nette industrielle de 10,6 milliards à fin 2012», poursuivent-ils.
Michael Punzel, analyste de DZ Bank à Francfort, attendait de son côté «un prix d’environ 95 euros par action, calculé par rapport aux objectifs inchangés de rentabilité à moyen et long terme établis par MAN». Il pronostique un taux d’acceptation assez faible, «compte tenu d’un rendement du dividende d’environ 3,8%» et juge que les investisseurs pourraient tabler sur une nouvelle offre de VW lui permettant d’atteindre le seuil de 95% nécessaire pour un retrait obligatoire.
Ce projet devra être approuvé par le comité exécutif de MAN et par le conseil de surveillance des deux sociétés. Il est également soumis à l’aval des actionnaires de MAN lors de l’assemblée générale prévue le 6 juin prochain. En attendant, l’action ordinaire MAN a cédé vendredi 2,6% à 84,80 euros, contre une hausse de 0,8% à 148,9 euros pour l’action VW.
Quelques heures après les Etats-Unis, l'Hexagone a à son tour annoncé le déblocage d'une nouvelle enveloppe pour soutenir l'écosystème naissant de l'informatique quantique. La start-up française Alice & Bob a aussi dévoilé un investissement de la part de Nvidia.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
Fervent trumpiste, le président Karol Nawrocki, en guerre larvé avec le gouvernement polonais, a obtenu un traitement de faveur crucial de la Maison-Blanche