Vodafone va se désengager de Softbank pour 3,1 milliards de livres
Après avoir cédé en septembre sa participation de 3,2% dans China Mobile pour 4 milliards de livres sterling (4,6 milliards d’euros), Vodafone a annoncé hier qu’il allait vendre ses intérêts dans l’opérateur mobile nippon Softbank pour 3,1 milliards de livres, un montant «supérieur aux attentes», estiment les analystes de Berenberg Bank. La transaction se fera en deux temps, avec en décembre prochain la vente d’une première tranche de 1,6 milliard qui servira à réduire son endettement net de 30,5 milliards à fin septembre, la cession de la seconde tranche de 1,5 milliard étant prévue pour avril 2012. Vodafone détenait des actions préférentielles, des options sur actions et de la dette subordonnée de Softbank depuis 2006, lorsqu’il avait vendu à celui-ci sa filiale Vodafone Japan.
Vittorio Colao, directeur général de l’opérateur britannique, explique que la nouvelle stratégie du groupe l’amènera «à dégager de la valeur supplémentaire à partir d’actifs dont il n’a pas le contrôle et à tirer le plein avantage des opportunités de croissance les plus intéressantes sur le marché des télécoms». Il entend surtout investir dans l’amélioration des réseaux fortement sollicités par la croissance de la transmission de données.
Sur la liste des cessions potentielles figure sa participation de 25% au capital du polonais Polkomtel, tout comme celle de 44% dans SFR qui pourrait à elle seule lui rapporter 7,3 milliards de livres, estime Mark James, analyste de Liberum Capital. Actionnaire majoritaire de SFR, Vivendi a confirmé hier que les dirigeants de Vodafone n’excluaient plus de céder cet actif mais qu’ils n’avaient «pas encore décidé de le vendre». Vodafone devrait en revanche garder sa participation de 45% dans l’américain Verizon Wireless car il espère que ce dernier reprendra le versement d’un dividende en 2012.
Le groupe a par ailleurs enregistré à fin septembre une dépréciation de 800 millions de livres sur la valeur de ses actifs grecs, largement compensée par une plus-value de 2,4 milliards liée à son désengagement de China Mobile. Affichant un chiffre d’affaires et un bénéfice d’exploitation semestriel supérieurs aux attentes, il prévoit désormais pour l’ensemble de l’exercice « un bénéfice d’exploitation ajusté compris entre 11,8 et 12,2 milliards de livres », contre 11,2 à 12 milliards auparavant. L’action a terminé en léger repli de 0,57% à 174 pence.
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