Vivendi maintient le cap malgré une concurrence accrue à l'œuvre dans les télécoms

SFR a vu son résultat opérationnel ajusté (Ebitda) reculer de 11 % au troisième trimestre. Le groupe confirme ses objectifs pour 2010
Antoine Duroyon

Très attendue par le marché, la performance de SFR au troisième trimestre donne une idée de la concurrence qui fait rage dans le secteur des télécoms en France. Confrontée à l’offensive commerciale lancée par France Télécom avec son offre «quadruple play» et à de nouvelles contraintes réglementaires, la filiale de Vivendi (à 56%) a subi un recul de 11% de son résultat opérationnel ajusté, à 614 millions d’euros, pour un chiffre d’affaires en légère progression de 1,3%, à 3,13 milliards d’euros.

Sur les neuf premiers mois de l’année, SFR indique avoir avoir réalisé une «bonne performance commerciale» avec 854.000 nouveaux abonnés nets dans l’activité mobile et 329.000 nouveaux clients actifs dans l’activité internet haut débit, «soit une part de marché de plus de 35%». Une performance qui met SFR et France Télécom au coude à coude et relègue Iliad au second plan. Le groupe fondé par Xavier Niel n’a réussi à attirer que 36.000 nouveaux clients au troisième trimestre, alors qu’il en avait comptabilisé 125.000 sur l’ensemble du premier semestre.

Le directeur financier de Vivendi, Philippe Capron, a reconnu que cet effort commercial s'était traduit sur le trimestre par des dépenses d’environ 50 millions d’euros au titre de promotions et offres de fidélisation (+37% sur un an). «Nous continuons à générer une marge d’Ebitda solide malgré la pression réglementaire et la concurrence accrue au cours du trimestre», a-t-il toutefois souligné. Le groupe, qui se tient prêt à racheter la participation de Vodafone au capital de SFR (44%), a par ailleurs précisé n’avoir reçu aucun signal particulier de la part de l’opérateur britannique.

Si le dynamisme de SFR a été dans une certaine mesure entravé par l’environnement, l’activité de jeux vidéo a dépassé les attentes. Activision Blizzard a doublé son Ebitda ajusté. Détenue en totalité depuis avril dernier, la filiale brésilienne de télécoms GVT a également su tirer son épingle du jeu. Les perspectives 2010 ont été revues en hausse, avec une croissance attendue de 40% du chiffre d’affaires et de 50% de l’Ebitda ajusté.

Dans l’ensemble, le groupe publie un chiffre d’affaires de 6,9 milliards d’euros (+8,5%), un Ebitda ajusté de 1,43 milliard (+6%) et un résultat net ajusté de 688 millions (+6,7%). Les objectifs 2010 ont été confirmés, à savoir une croissance de l’Ebitda ajustée et un résultat net ajusté supérieur à celui de 2009.

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