Vinci réaffirme sa solidité en relevant ses objectifs pour 2011
La crise d’août a renforcé les craintes d’un renchérissement du coût du capital pour les groupes de concessions et de construction. Le ralentissement économique constaté a également noirci leurs perspectives de croissance. Mais Vinci a assuré hier soir qu’il parviendra cette année à franchir ces deux obstacles. Le groupe a relevé ses objectifs annuels. Il prévoit une croissance de son chiffre d’affaires de l’ordre de 7% et un résultat net en hausse de 5 à 6%, contre une progression d’«au moins 5%» auparavant pour ces deux indicateurs. La direction de Vinci augmente aussi de 5,8% le montant de l’acompte sur dividende, à 0,55 euro.
Ces objectifs tiennent compte, selon le groupe, «d’une probable stabilisation de l’activité au second semestre 2011 par rapport au niveau élevé réalisé au second semestre 2010» et intègrent «une croissance des recettes des concessions autoroutières légèrement inférieure à 4% et une hausse du chiffre d’affaires du contracting (énergies, construction, routes) attendue entre 7 et 8%».
S’il reconnaît que l’environnement économique et financier est devenu plus «volatil», Vinci profite du stock de commandes en portefeuille. L’épaisseur de son carnet a atteint un niveau record au 30 juin: 30 milliards d’euros en hausse de 16% depuis le début de l’année et de 12% sur 12 mois, porté notamment par le contrat de la ligne ferroviaire à grande vitesse (LGV) entre Tours et Bordeaux qui rapportera au groupe près de 4,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Vinci rappelle que le montage financier de la LGV SEA, «le plus important jamais réalisé en Europe en matière de concessions», et la mise en place de 4,5 milliards d’euros de nouvelles lignes de crédit bancaire à moyen terme par Vinci et sa filiale Cofiroute «illustrent le bon accès à des sources de financement adaptées». Il disposait à fin juin d’une liquidité de 10,1 milliards d’euros, dont 3,4 milliards d’euros de trésorerie nette. Sa dette a été confirmée dans la catégorie «investissement» (BBB+ par S&P et Baa1 par Moody’s) avec des perspectives stables.
En hausse de 521 millions d’euros au premier semestre, à 14,6 milliards (soit environ 2,6 fois l’Ebitda annuel estimé), l’endettement net devrait croître encore au second semestre en raison des investissements dans les concessions, de la poursuite des rachats d’actions et de l'évolution du besoin en fonds de roulement.
Plus d'articles du même thème
-
La transmission d’entreprise pâtit de la procrastination du dirigeant
Le baromètre Grant Thornton souligne que la déstabilisation des équipes est perçue comme le risque principal d’une opération insuffisamment préparée. -
IPO : serons-nous prêts quand la fenêtre s'ouvrira ?
Au fond, préparer son IPO c'est se demander si l’organisation est prête, si l’equity story est assez robuste, à quel prix l’entreprise peut être valorisée, avec quels investisseurs et sur quelles bases techniques. Et le directeur financier y a un véritable rôle d'architecte. -
Ipsen acquiert Kartos Therapeutics pour un montant initial de 450 millions de dollars
L'opération permet au laboratoire français de mettre la main sur un candidat médicament de stade avancé contre un cancer rare du sang. Des paiements d'étapes supplémentaires pourraient atteindre 1,3 milliard de dollars.
ETF à la Une
Amundi étoffe sa gamme d'ETF actifs obligataires
- C'est la fête du slip à la Bourse de Paris
- Le vendeur à découvert Grizzly Research multiplie les attaques sur les sociétés cotées européennes
- Première bougie pour Antonio Filosa chez Stellantis, mais l’étincelle reste à venir
- Alphabet entre dans l’indice Dow Jones, un symbole plus qu’une reconnaissance
- L'assurance emprunteur veut en finir avec les clauses d'exclusion
Contenu de nos partenaires
-
Projet de loi d'urgence agricole : tout savoir sur la bataille de l’acétamipride au Sénat
Ce lundi, les sénateurs vont examiner le projet de loi d'urgence agricole (PLUA). Contrairement aux députés, ils devraient voter en faveur de la réintroduction de l’acétamipride -
Présidentielle 2027 : la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon soutient Edouard Philippe
Sur France Inter, lundi 29 juin, Maud Bregeon a annoncé soutenir Edouard Philippe dans la course à l'Elysée. La porte-parole du gouvernement a justifié son choix par le « risque absolument majeur d'un second tour entre le Rassemblement national et La France insoumise » -
Mission impossibleQui veut déstabiliser Kaja Kallas, la cheffe de la diplomatie européenne ?
Récurrentes depuis 2024, les critiques contre la cheffe de la diplomatie européenne ont redoublé ces dernières semaines