Vinci réaffirme sa solidité en relevant ses objectifs pour 2011

Porté par un carnet de commandes record, le groupe prévoit une croissance de l’ordre de 7 % de son chiffre d’affaires et de 5 à 6 % de son bénéfice net
Olivier Pinaud

La crise d’août a renforcé les craintes d’un renchérissement du coût du capital pour les groupes de concessions et de construction. Le ralentissement économique constaté a également noirci leurs perspectives de croissance. Mais Vinci a assuré hier soir qu’il parviendra cette année à franchir ces deux obstacles. Le groupe a relevé ses objectifs annuels. Il prévoit une croissance de son chiffre d’affaires de l’ordre de 7% et un résultat net en hausse de 5 à 6%, contre une progression d’«au moins 5%» auparavant pour ces deux indicateurs. La direction de Vinci augmente aussi de 5,8% le montant de l’acompte sur dividende, à 0,55 euro.

Ces objectifs tiennent compte, selon le groupe, «d’une probable stabilisation de l’activité au second semestre 2011 par rapport au niveau élevé réalisé au second semestre 2010» et intègrent «une croissance des recettes des concessions autoroutières légèrement inférieure à 4% et une hausse du chiffre d’affaires du contracting (énergies, construction, routes) attendue entre 7 et 8%».

S’il reconnaît que l’environnement économique et financier est devenu plus «volatil», Vinci profite du stock de commandes en portefeuille. L’épaisseur de son carnet a atteint un niveau record au 30 juin: 30 milliards d’euros en hausse de 16% depuis le début de l’année et de 12% sur 12 mois, porté notamment par le contrat de la ligne ferroviaire à grande vitesse (LGV) entre Tours et Bordeaux qui rapportera au groupe près de 4,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Vinci rappelle que le montage financier de la LGV SEA, «le plus important jamais réalisé en Europe en matière de concessions», et la mise en place de 4,5 milliards d’euros de nouvelles lignes de crédit bancaire à moyen terme par Vinci et sa filiale Cofiroute «illustrent le bon accès à des sources de financement adaptées». Il disposait à fin juin d’une liquidité de 10,1 milliards d’euros, dont 3,4 milliards d’euros de trésorerie nette. Sa dette a été confirmée dans la catégorie «investissement» (BBB+ par S&P et Baa1 par Moody’s) avec des perspectives stables.

En hausse de 521 millions d’euros au premier semestre, à 14,6 milliards (soit environ 2,6 fois l’Ebitda annuel estimé), l’endettement net devrait croître encore au second semestre en raison des investissements dans les concessions, de la poursuite des rachats d’actions et de l'évolution du besoin en fonds de roulement.

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