Veolia réfléchit toujours à la cession de la Sade
A la tête du groupe depuis plus de quatre ans, le PDG de Veolia, Antoine Frérot, défend sa stratégie de désendettement. A trois semaines de la publication des résultats annuels le 27 février, le groupe a fait le point hier sur l’avancée de son plan stratégique. Il s’était fixé pour objectif de diviser sa dette financière nette par deux entre fin 2008 et fin 2013. Antoine Frérot a assuré hier que l’endettement s’établissait, comme prévu, entre 8 et 9 milliards en fin d’année dernière, contre 16,5 milliards fin 2008.
Ce désendettement a été permis par la génération de cash flow et par le vaste programme de désinvestissements. Sur la période 2012-2013, le groupe s’était fixé initialement un objectif de 5 milliards d’euros de cessions, avant de le relever à 6 milliards en février 2013. Finalement, cette cible a été dépassée avec 6,3 milliards d’euros de ventes d’actifs réalisés, «à plus de dix fois l’Ebitda malgré la période de crise, s’est félicité Antoine Frérot. Ces cessions représentent 29% des capitaux employés pour seulement 17% de l’Ebitda, ce qui montre que ce ne sont pas les joyaux de la couronne que nous avons cédés».
Si en décembre dernier, le PDG de Veolia écartait la vente de la Sade, sa filiale en charge des travaux sur les réseaux d’eau, il déclare aujourd’hui y réfléchir, mais aucune décision n’est encore prise. «Du fait de l’évolution des délégations de service public de l’eau, aujourd’hui Veolia ne peut plus sous-traiter à la Sade, ce qui fait que les synergies entre Veolia et la Sade ont beaucoup diminué», a expliqué Antoine Frérot.
Le programme de recentrage de Veolia s’est également accompagné d’un programme de réduction des coûts. Pour 2013, l’objectif de 270 millions bruts et 170 millions nets a été «dépassé», a précisé Antoine Frérot, tout en confirmant ses objectifs pour 2014 et 2015. En 2015, ces économies devraient se monter à 500 millions en brut et 470 millions en net sur le résultat opérationnel.
Fort de son nouveau périmètre et d’une organisation simplifiée, Veolia continuera à accompagner l’évolution de ses marchés traditionnels, tout en se positionnant sur des secteurs prometteurs, aux frontières des métiers de l’environnement, où la demande se renforce et où les savoir-faire sont rares, notamment en matière de démantèlement, de pollutions difficiles, et au service des industries minières, pétrolières ou agroalimentaires.
Plus d'articles du même thème
-
Boeing n’a pas surmonté tous ses obstacles dans l’aviation civile
S’il a réduit son endettement net à fin septembre, le groupe aéronautique peine toujours à augmenter le rythme de production de ses appareils monocouloirs 737 Max. -
Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
Dans le sillage de la hausse collective accordée par BNP Paribas à la plupart de ses salariés, les banques régionales de la banque verte se montrent nettement plus généreuses que l’an dernier. -
Dans la tech, la dette ne s'envole pas chez tout le monde
Alors que la course à l’intelligence artificielle fait rage, la plupart des géants de la tech empruntent comme jamais dans leur histoire pour financer des investissements mirobolants. Par choix ou grâce à leur modèle, certains se montrent toutefois moins dispendieux.
ETF à la Une
Amundi commercialise ses premiers ETF actions gérés activement
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Le taux souverain français dépasse 5%
- Les banques françaises restent très dépendantes de leur marché domestique
- Les autorités françaises publient leurs propositions sur le règlement européen MiCA
- La croissance d'Hermès ralentit et son titre plonge
Contenu de nos partenaires
-
Tout est pardonnéIran : les puissances régionales se débrouillent sans Donald Trump
De hauts représentants de l'Arabie saoudite, du Pakistan et de la Turquie se sont rendus ensemble à Téhéran pour dialoguer directement et ouvertement avec le régime iranien -
MitigéFrance 2030 : trop de subventions, pas assez de stratégie d'après la Cour des comptes
Les magistrats de la rue Cambon saluent la rapidité d'exécution du plan massif d'investissement en cours de déploiement, mais soulignent aussi ses défauts stratégiques -
Mauvais endroit, mauvais momentLoi casseurs-payeurs : la fin de l'impunité ?
Responsabilité collective, sanctions sur les prestations sociales, contrôle des contenus en ligne : la loi, examinée au Sénat, promet fermeté et autorité. Mais elle bouscule aussi la liberté de manifester