Veolia devrait publier une perte nette de plus de 400 millions d’euros en 2011

Ce résultat ne devrait pas surprendre le marché, le 1er mars, le groupe ayant annoncé 800 millions d’euros de dépréciations l’été dernier
Bruno de Roulhac

La polémique autour d’un éventuel changement de direction à la tête de Veolia Environnement ne doit pas détourner de l’essentiel : les performances 2011 du groupe de services aux collectivités.

Il ne faut pas se leurrer, Veolia publiera le 1er mars prochain de mauvais résultats. Pour autant, ce ne sera pas une surprise. Le groupe a prévenu le marché lors des semestriels qu’il passerait pour plus de 800 millions d’euros de dépréciations. Alors que Veolia anticipe un léger retrait de son résultat opérationnel récurrent 2011 par rapport aux 2,06 milliards de 2010, le résultat net récurrent devrait être du même ordre que l’an dernier, soit autour de 400 millions d’euros, hors Veolia Transdev. Compte tenu des exceptionnels passés, la perte nette devrait ressortir au-delà de 400 millions d’euros. Un niveau qui ne semble pas encore pris en compte par tous les analystes. Ainsi, Natixis attend une perte nette de 328 millions d’euros et Bryan Garnier de 217 millions.

Néanmoins, Veolia pourrait annoncer de bonnes nouvelles sur les autres agrégats du compte de résultat. Notamment, le groupe table toujours sur une croissance organique de son activité (+3,7% sur les neuf premiers mois de l’année). Après avoir purgé les comptes en 2011, Veolia devrait avoir touché le fond et repartir sur des bases plus saines.

Le groupe pourra notamment se concentrer sur l’un de ses chantiers majeurs, la transformation et la simplification de l’organisation. Une nécessité, alors que les baronnies sont encore forte en son sein…Une révolution que certains poids lourds de l’industrie n’avaient pas encore entamé. Lafarge a mis en route un tel changement depuis novembre dernier.

Par ailleurs, l’opération de simplification des structures au sein de Dalkia, la filiale commune de Veolia et d’EDF, semble toujours une arlésienne. Si en décembre dernier, Antoine Frérot avait déclaré ne pas être «trop loin» du but, depuis silence radio. Il est prévu qu’EDF monte à 50% de Dalkia Holding en échange d’apports d’activités à l’international à la filiale commune, tandis que Veolia serait le seul opérateur de Dalkia et EDF le client. Toutefois, au regard du récent coup de Jarnac d’Henri Proglio à l’égard d’Antoine Frérot en tentant de mettre Jean-Louis Borloo à la tête de Veolia, l’opération semble enterrée, au moins pour quelques mois.

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