Veolia devra convaincre avec son plan de restructuration le 6 décembre
Nouvel avertissement sur résultats pour Veolia Environnement. Le groupe de services aux collectivités anticipe désormais une baisse de 12,9% de son résultat opérationnel récurrent à change constant (hors Veolia Transdev) en 2011, alors qu’il tablait début août sur un «léger retrait», et début mai sur une croissance de 4% à 8%. Si le marché attendait une révision en baisse, il l’espérait plus limitée! Oddo misait sur un recul de 6,5%, et Oddo de 5% à 7%.
A fin septembre, Veolia enregistrait déjà une baisse de 12,9% (-9% avec Veolia Transdev), et «il n’y a pas eu de changement de tendance qu’on aurait identifié au cours des dernières semaines», a expliqué Pierre-François Riolacci, directeur financier de Veolia.
Le groupe invoque à la fois des difficultés opérationnelles localisées en Europe du Sud et en Afrique du Nord, en cours de résolution; l’érosion contractuelle dans l’eau, avec la baisse des prix des contrats renégociés en France «alors que les économies de coûts sont très largement rendues aux clients», note Raymond James; et les coûts de mise en œuvre des plans d’économies et de recentrage des activités. Veolia maintient toujours son programme de réduction de coûts de 250 millions d’euros.
Le fort ralentissement de la propreté, qui devrait se poursuivre sur la fin de l’année, pèsera également sur la rentabilité du groupe. D’autant que «décembre est un mois important dans la propreté [et] on manque de visibilité», a rappelé Pierre-François Riolacci, directeur financier de Veolia. La croissance interne de cette division est passée de 10,2% au premier trimestre, à 7,3% au deuxième, et seulement à 3,7% au troisième.
Au-delà de cet avertissement déjà anticipé, le marché sera très attentif au plan de restructuration, dévoilé lors de la journée investisseurs du 6 décembre. Ce profit warning «va probablement accroître les doutes du marché sur les perspectives à long terme et pourrait soulever des questions sur la capacité du management à opérer un changement de cap», note Citigroup. En revanche, Raymond James estime que cet ajustement «devrait permettre que le niveau de départ 2011 de la guidance moyen terme soit suffisamment réduit pour que [la journée investisseurs] ne soit pas polluée par d’autres révisions en baisse». Le management devrait revenir le 6 décembre sur son programme de cessions, sa politique de dividende, et ses objectifs financiers pour 2012.
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