Vallourec devra composer cette année avec la hausse des matières premières
La hausse du cours des matières premières va continuer de peser sur la marge de Vallourec. Le groupe ne pourra pas relever le prix de ses tubes avant le début du deuxième trimestre 2011, a prévenu hier soir Philippe Crouzet, le président du directoire, lors de la publication des résultats 2010. Si la hausse du prix des matières, notamment de l’électricité, a été constatée dès le second semestre 2010, sa répercussion chez les clients prend toujours un peu plus de temps. D’où le décalage négatif des marges.
Au quatrième trimestre 2010, la marge brute d’exploitation est ainsi revenue à 20%, contre 21,1 % au trimestre précédent, et après 21% au quatrième trimestre 2009. L’effet se fera encore sentir au premier semestre 2011 mais il n’est pas chiffré par Vallourec. Autres phénomènes qui joueront aussi négativement : les coûts de démarrage de la nouvelle usine brésilienne qui ne devrait livrer ses premiers produits qu’en fin d’année et un carnet de commandes surtout concentré sur le deuxième trimestre 2011. Au premier semestre 2010, Vallourec avait dégagé une marge brute d’exploitation de 20,6%.
Négative, la hausse du prix des matières révèle aussi le niveau d’activité soutenue des différents marchés sur lesquels évolue Vallourec. La reprise s’est accélérée en fin d’année dernière. Au dernier trimestre, les ventes du groupe dans les métiers de l’énergie (pétrole et gaz, électricité, pétrochimie) ont progressé de 13% à la fin 2010 (1 milliard d’euros) et représentent 79% du chiffre d’affaires total de Vallourec. Hors énergie (mécanique, automobile, autres), les revenus trimestriels ont bondi de 57% à 272 millions.
Au total, Vallourec a dégagé l’an dernier un chiffre d’affaires de 4,49 milliards d’euros, en légère hausse de 1%. Son résultat brut d’exploitation a cédé 6% à 924,8 millions d’euros, tandis que son bénéfice net pliait de 21% à 409,6 millions. Compte tenu notamment de la hausse de l’activité et du besoin en fonds de roulement, le groupe a consommé 787 millions d’euros de trésorerie. Il passe ainsi d’un solde positif de 407 millions à fin 2009 à une dette nette de 381 millions d’euros. Vallourec versera un dividende de 1,3 euro par action (contre 3,5 euros au titre de 2009). Il sera payé en action ou en numéraire.
Plus d'articles du même thème
-
Natixis IM lance la septième édition de son concours de gestion de portefeuille virtuel
Jusqu'au 25 novembre, les étudiants peuvent poser leur candidature à « The Students Challenge ». Une douzaine d'équipes piloteront ensuite un portefeuille fictif de 100 millions de dollars, en mettant l’accent sur l'investissement responsable, l'intelligence artificielle et les actifs privés. -
Les banques et assurances se mobilisent contre les violences économiques au sein du couple
Face à l'emprise financière subie par près d'un quart des Françaises, les réseaux mutualistes déploient en urgence des forfaits gratuits et des cellules d'écoute dédiées. -
Natixis IM voit sa collecte trimestrielle ralentir à 1,1 milliard d’euros
Sur les neuf premiers mois de l'année 2026, les flux nets entrants s'élèvent à 19 milliards d'euros, principalement en stratégies fixed income.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
Près d’un quart de la collecte d'octobre sur les ETF en Europe s’est dirigé vers les actifs américains
- La Société Générale fait son retour vers les futures
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- 2CRSI n’arrive pas à se remettre d’une attaque d’activiste
- La Société Générale poursuit sur sa lancée avec de nouveaux résultats records
- Le départ de Christine Lagarde dès février 2027 précipite sa succession à la BCE
Contenu de nos partenaires
-
Combien ça coûte ?Pourquoi la question énergétique va nous occuper tout l'hiver
Qu'il s'agisse de chauffage ou de carburants, beaucoup de Français souffrent du poids des factures énergétiques. Cela risque de ne pas s'arranger -
Tsunami bleuMidterms : les démocrates font basculer le Congrès et infligent un revers majeur à Donald Trump
Les Républicains essuient cette nuit l'un de leurs pires échecs électoraux depuis un demi-siècle. Un tsunami bleu emporte la Chambre des représentants et le Sénat des États-Unis, faisant vaciller des bastions rouges dont le Texas, le Kansas et la Caroline du Sud. -
Tic tacPrimaire: Gérard Larcher lance le compte à rebours
Si aucun candidat de la droite et du centre ne s'impose d'ici fin décembre, « il faudra un sursaut en début d'année », prévient le président du Sénat