Valeo devrait continuer à croître plus vite que ses marchés en 2012

Après avoir publié de bons résultats annuels, l’équipementier reste néanmoins prudent sur sa marge d’exploitation à court terme
Yves-Marc Le Reour

Le repositionnement stratégique de Valeo entrepris depuis 2009 sous la houlette de son directeur général Jacques Aschenbroich devrait continuer à porter ses fruits cette année, après un exercice 2011 meilleur que prévu. Le chiffre d’affaires consolidé a en effet progressé l’an dernier de 13% à 10,9 milliards d’euros et ses prises de commandes ont atteint un niveau record de 14,9 milliards (+19,2%). Malgré «la hausse des matières premières, les saturations temporaires de capacité et les événements au Japon et en Thaïlande», la marge d’exploitation s’élève à 6,5% contre 6,4% en 2010, grâce à la baisse des coûts fixes. Auparavant marginal, «le coût des terres rares représente désormais 4% de nos coûts de production après une multiplication des prix par 7», précise le directeur financier Robert Charvier.

A la suite de la hausse des investissements et de la consolidation du japonais Niles racheté 320 millions d’euros voici un an, le quasi-doublement de la dette nette à 523 millions à fin décembre représente seulement 0,4 fois l’excédent brut d’exploitation. «Contrairement à ses principaux concurrents français, le groupe est parvenu à croître tout en améliorant sa marge d’exploitation et en générant du cash», résume le bureau d’analyse de Kepler. «Grâce à un portefeuille de nouveaux produits, à notre focalisation sur la réduction des émissions de CO2 et à la croissance en Asie et dans les pays émergents, Valeo dispose des meilleurs atouts pour poursuivre sa croissance», estime Jacques Aschenbroich, en soulignant que le groupe recrutera cette année «un millier de chercheurs au total, dont 300 postes pour la France».

L’équipementier table sur une hausse de 3 à 4% de la production automobile mondiale en 2012 malgré un repli d’environ 5% en Europe et sur une stabilisation des matières premières aux niveaux actuels.

Sous ces hypothèses, la progression du chiffre d’affaires «première monte» (84% des ventes du groupe en 2011) devrait rester «supérieure à celle du marché dans les principales régions de production», tandis que le résultat d’exploitation est attendu stable. A l’horizon 2015, le groupe vise toujours une marge d’exploitation de plus de 7% et un chiffre d’affaires de 14 milliards, grâce à l’Asie qui devrait peser 30% dans ses ventes totales contre 22% l’an dernier.

Malgré l’annonce d’un dividende en hausse de 17%, le cours de l’action a terminé inchangé à 40,5 euros hier.

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