Valeo accroît sa compétitivité dans un environnement européen toujours difficile

Alors que sa marge d’exploitation annuelle est restée stable à fin juin, l’équipementier automobile s’attend désormais à une légère hausse
Yves-Marc Le Reour

Avec un chiffre d’affaires en hausse organique de 10,8% en rythme annuel entre avril et juin, l’activité de Valeo s’est nettement accélérée par rapport à un premier trimestre bien moins dynamique (+1,3%). Son chiffre d’affaires semestriel à périmètre et taux de change constants a donc augmenté de 5,8% à 6,2 milliards d’euros, avec une progression de son activité de première monte sur la période globalement supérieure de 5 points à celle de ses marchés sous-jacents.

Hormis en Amérique du Sud où l’écart est négatif de 3 points par rapport à la hausse de la production régionale, ses ventes de première monte ont surperformé de 7 points le marché européen, de 10 points en Amérique du Nord et de 2 points en Asie (+9 points en Chine mais -5 points au Japon).

La marge brute semestrielle de l’équipementier est restée stable à 16,8% d’un an sur l’autre, en raison d’effets de change négatifs et du coût de démarrage des nouveaux sites de production. Sa marge d’exploitation ressort également inchangée sur la période à 6,2% du chiffre d’affaires, la maîtrise des coûts administratifs compensant la légère hausse des dépenses nettes de R&D. Cette stabilité «prouve la capacité de résistance du groupe dans le contexte d’une baisse de la production automobile en Europe», commente le directeur général Jacques Aschenbroich.

Pour continuer à se développer à l’international, Valeo peut s’appuyer sur une structure de bilan qui s’est encore améliorée en 6 mois, grâce aux 171 millions de produits de cession de l’activité de mécanismes d’accès qui ont contribué à faire baisser son endettement de 40% sur la période. Sa dette nette de 457 millions au 30 juin dernier représentait 21% des fonds propres et 0,4 fois l’excédent brut d’exploitation, contre respectivement 37% et 0,4 fois au 31 décembre 2012.

En retenant comme hypothèse une hausse de 2% de la production automobile mondiale et un repli de 2 à 3% en Europe, région où il anticipe une stabilisation des conditions de marché, le groupe prévoit désormais une marge d’exploitation annuelle «légèrement supérieure» à celle de 2012, contre une stabilité précédemment attendue. Il confirme son objectif d’une croissance de ses ventes «supérieure à celle du marché dans les principales régions de production».

Le titre a terminé la séance en hausse de 4,2% à près de 59 euros.

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