Une dilution limitée pour l’appel au marché d’Imerys
Réduire l’endettement. Tel est l’objectif d’Imerys. Grâce au produit espéré de sa levée de fonds (247,4 millions d’euros en net), son ratio de dette nette sur capitaux propres devrait selon nos calculs revenir à 77 % alors qu’il culminait à fin mars à 103,5 %.
Pour cela, le groupe va émettre 12,56 millions d’actions à 20 euros l’unité, à raison d’une action nouvelle pour cinq détenues. La période de souscription courra du 6 au 19 mai.
Au vu de ces modalités, la dilution sera donc limitée (voir tableau). Au cours du 4 mai (33 euros et 32 euros ex-dividende), l’opération fait apparaître des dilutions de 16,7 % en brut et de 11,1 % en réel (pour un investisseur faisant une opération blanche, c’est-à-dire souscrivant à hauteur de la vente d’une partie de ses droits). Sur la base du cours d’hier (+12,76 % à 37,21 euros), faisant ressortir une valeur du droit de 2,7 euros, la dilution pourrait même être réduite à 9,95 %.
Scruter l’évolution du rendement économique pour l’actionnaire (résultat sur montants engagés) peut être une autre manière d’appréhender le placement. Sachant qu’Imerys compte se désendetter, on peut supposer qu’il fera une économie d’impôt : environ 10 millions si le coût de la dette est de 4 à 4,5 %. Ainsi, la dilution brute du BPA (2,55 euros de consensus pour 2009) ne sera pas de 16,7 % mais peut être estimée à 11,5 %. Et compte tenu du détachement du droit, l’actionnaire devra mobiliser une action de moindre valeur pour obtenir ce BPA. D’où une dilution du rendement économique de quelque 5,5 %. Compte tenu de la progression du titre et donc du droit hier, on peut même parler d’une dilution de 4,3 %.
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