Un indice de perception du risque qui revient vers ses plus hauts
Entre la poursuite de la baisse du prix du pétrole et de la dépréciation de l’euro d’une part et l’intensification du risque politique avec le retour des craintes d’une sortie de la Grèce de la zone euro d’autre part, les marchés financiers ont connu un début d’année agité, caractérisé par une nouvelle hausse de l’aversion pour le risque. « Notre indice de perception du risque revient vers les plus hauts atteints lors de la crise de 2008 ou celle de 2011 ».
Telle est en substance l’une des conclusions de l’étude de 24 pages publiée par Natixis sous la plume de Marie-Pierre Ripert.
Les principaux thèmes de l’année 2015 devraient être le rééquilibrage de la croissance mondiale, caractérisé par le renforcement des Etats-Unis et par le ralentissement structurel de la Chine. Le prix du pétrole devrait « rester faible » en première partie d’année pour ensuite revenir fin 2015 vers des niveaux probablement plus acceptables par les producteurs (75$ le baril ?).
La Russie devrait tomber dans « une récession profonde », corollaire de la chute du prix du pétrole, de la fuite des capitaux (et de la dépréciation du rouble) et du resserrement monétaire.
Concernant les Etats-Unis, l’appréciation du dollar effectif (d’environ 10% depuis un an) « va constituer un frein au processus de ré-industrialisation en cours aux Etats-Unis ».
Pour l’auteur, « la zone euro devrait bénéficier de plusieurs vents favorables cette année », à savoir entre autres la baisse du prix du pétrole, la dépréciation de l’euro et l’assouplissement de la politique monétaire avec la probable mise en place d’un « full QE ».
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