L’action Vallourec a perdu 14% à 6,17 euros dans des volumes étoffés à la Bourse de Paris, à la suite d’une analyse publiée par Bernstein. Le broker a abaissé sa recommandation sur le groupe de tubes en acier pour l’industrie pétrolière de «performance en ligne» à «sous-performance» en jugeant nécessaire une nouvelle augmentation de capital. Vallourec a annocné début février un projet d’augmentation de capital de 1 milliard d’euros, souscrite pour moitié au moins par l’Etat français et le japonais NSSMC, ainsi qu’une vaste restructuration de ses activités qui le conduira à supprimer 1.000 postes de plus que prévu en Europe.
Bernstein a étudié ce plan de restructuration, les moteurs historiques de l’activité et de nouvelles prévisions pour l’OCTG (tubes et connexions pour l'équipement des puits de pétrole et de gaz). Le broker estime que l’activité se normalise à un niveau d’Ebitda équivalent à «seulement» les deux tiers de son précédent niveau de profitabilité, calcule un free cash-flow négatif tous les ans jusqu’en 2020 ainsi qu’une augmentation de la dette nette. Il anticipe aussi le non-respect des covenants au premier trimestre 2018 et prédit une nouvelle augmentation de capital. Selon lui, l’action vallourec vaut 2 euros.
La direction de Vallourec n’a pas voulu commenter hier le scénario catastrophe de Bernstein, se disant néanmoins « confiante quant à la solidité du plan de transformation dont l’exécution avance selon le calendrier prévu ».
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Le fonds d’Abou Dhabi réclame au préalable des engagements d’apport pour au moins 80% du capital. Pour éviter le blocage de minoritaires, il promet une prime de 0,10 euro par action ordinaire, s’il parvient à sortir la société de la cote.
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