Twitter doit encore convaincre de sa capacité à croître sur la durée
Wall Street a tiqué hier à la vue des résultats trimestriels de Twitter. L’action, qui a clôturé en baisse de 2,78% à 48,56 dollars, plongeait de plus de 10% dans les échanges électroniques. Introduite en Bourse il y a un peu moins d’un an, la société est valorisée actuellement un peu plus de 30 milliards de dollars.
Plusieurs éléments ont perturbé les investisseurs: un creusement de la perte nette, qui a plus que doublé en glissement annuel au troisième trimestre pour s'établir à 175,5 millions de dollars (29 cents par action), et un ralentissement de la croissance des utilisateurs actifs par mois. Leur nombre a progressé de 23% à 284 millions sur la période, en repli par rapport aux 24% enregistrés un an plus tôt. Par ailleurs, le taux d’engagement mesuré par utilisateur (en termes de timelines vues) a diminué de 7% au niveau mondial pour s'établir à 636.
«Ils ont besoin d’une croissance des utilisateurs plus élevée s’ils veulent continuer à attirer l’attention des annonceurs», estime Nate Elliott, analyste de Forrester Research. Le directeur général de Twitter Dick Costolo a remanié l'état-major et lancé de nouveaux produits cette année afin de tenter de rassurer les investisseurs sur la capacité de la société à aller chercher de la croissance.
Des efforts supplémentaires ont notamment été fournis en direction de la publicité sur mobile. Les revenus tirés de celle-ci ont représenté 85% des recettes publicitaires totales au troisième trimestre. Le chiffre d’affaires à l’international a en outre compté pour 34% des ventes, lesquelles ont atteint 361,3 millions de dollars. Afin de «nourrir» sa base d’utilisateurs, Twitter a favorisé le développement d’applications tierces. Le nombre d’utilisateurs actifs par ce biais a ainsi grimpé de 11%, a précisé le directeur financier Anthony Noto lors d’une conférence téléphonique.
Des prévisions décevantes ont également affecté le moral des investisseurs. Pour le quatrième trimestre, la société anticipe un chiffre d’affaires compris entre 440 millions et 450 millions de dollars, alors que les attentes se situent à environ 448,8 millions. Twitter table par ailleurs sur un Ebita se situant entre 100 millions et 105 millions de dollars, là où les analystes prévoient 98,9 millions de dollars.
Plus d'articles du même thème
-
Meta veut lever 35 milliards de dollars tout de suite et 60 milliards plus tard
La maison mère de Facebook et Instagram va émettre des titres et des actions de préférence convertibles avant de créer une nouvelle classe d’actions début 2027 pour lever des dizaines de milliards de dollars supplémentaires au fil de l’eau. -
L’assureur japonais Meiji Yasuda va acquérir environ 5% de Man Group
L'investisseur institutionnel japonais va investir 200 milliards de yens dans les stratégies du gestionnaire britannique alternatif Man Group sur trois ans. -
Dans l’immobilier, le syndrome «not in my back yard» peut générer de la valeur
Les oppositions locales, illustrées par le syndrome du «pas chez moi», freinent l'offre immobilière mais favorisent la hausse des loyers des biens déjà existants.
ETF à la Une
Amundi commercialise ses premiers ETF actions gérés activement
- Une panne de Google Cloud a paralysé Revolut et d'autres banques plusieurs heures
- La Société Générale rend 54 salariés de sa filiale titres à UniCredit en Italie
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Banquiers et assureurs activent les mesures d’urgence post-mouvements sociaux
- Bred Banque Populaire rachète des activités d’Oddo BHF en Allemagne
Contenu de nos partenaires
-
Tribune libreFinances publiques de la France : en attendant le FMI (ou la BCE) …
Face à la dégradation des finances publiques, certains partis en viennent-ils à espérer une perte de contrôle budgétaire nécessitant l’aide du FMI ou de la BCE qui légitimerait leurs discours populistes ? -
« Plus jamais nous n’aurons de tyran » : comment les étudiants ont renversé le régime autoritaire en Serbie
Dimanche, un mouvement étudiant a remporté inédite les élections législatives en Serbie, parvenant ainsi à chasser le dirigeant nationaliste Aleksandar Vucic -
RévolutionJean-Pierre Grimaud : « La capitalisation ne sauvera pas la répartition, elle viendra la compléter »
Précis, le directeur général d’Ofi Invest croit désormais possible en France une « retraite collective obligatoire par capitalisation »