Total tire parti d’un environnement porteur pour faire preuve d’audace
Total tient le bon filon. Par la voix de son PDG, Christophe de Margerie, le groupe pétrolier a affiché vendredi sa confiance dans la confirmation en 2011 d’un environnement favorable. Sous l’impulsion d’un prix du baril de pétrole que le responsable de la stratégie du groupe voit évoluer entre 80 et 100 dollars cette année.
Total entend bien dès lors confirmer la «nouvelle dynamique» stratégique engagée en 2010, passant avant tout par davantage d’«audace» en termes d’exploration de nouveaux gisements et par une «profonde évolution» du portefeuille d’actifs. Cette dernière privilégie les activités dites d’amont, à savoir l’exploration et la production. Joignant le geste à la parole, Total a fait part d’une hausse sensible, de 18 à 20 milliards de dollars, de son budget d’investissement pour l’exercice en cours. Surtout, 80% de ce montant sera dédié à l’amont. Le budget spécifique à l’exploration est porté de 1,8 à 2,1 milliards, dans l’espoir de «découvertes de taille plus importante».
Le groupe pétrolier entend, dans ce contexte, poursuivre ses «acquisitions d’actifs ciblées» ainsi que ses «cessions d’actifs non stratégiques». Le PDG a d’ailleurs assuré que la vente de la raffinerie britannique de Lindsey devra être réalisée «le plus rapidement possible», mais qu’aucune négociation exclusive n’avait été engagée. La finalisation de cette opération permettra au groupe de respecter son objectif de réduction des capacités dans le raffinage. Un secteur où l’environnement reste délicat en ce début d’exercice 2011 selon Total, avec des marges en repli par rapport à fin 2010. Le groupe a confirmé son objectif d’un ratio d’endettement de 25 à 30%, contre 22% fin 2010.
Total a également confirmé son ambition d’une hausse annuelle moyenne de 2% de la production d’ici 2014. Après un plus bas de 9 ans atteint en 2009 et une hausse de 4,3% l’an dernier (à 2,38 millions de barils équivalent pétrole par jour), elle devrait être stable en 2011.
Pour l’heure, Total a présenté vendredi des résultats 2010 en nette hausse, marqués par un résultat net ajusté en progression de 32% à 10,29 milliards de dollars. CM-CIC Securities relève que le résultat opérationnel par baril ressort ainsi à 14 dollars, une «performance supérieure de plus de 30% à celles de Shell et BP», les deux principales concurrentes européennes de Total.
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