Total maintient sa stratégie offensive d’augmentation durable de la production
C’est «avec discipline, détermination et optimisme» que Total «prépare l’avenir» selon son PDG Christophe de Margerie. Une formule qui résume aussi bien les résultats à nouveau colossaux engrangés en 2012 que les perspectives du groupe pétrolier, sur fond de lourds investissements, de cessions d’actifs et de hautes ambitions en termes de production. Cette dernière a pourtant concédé l’an passé un recul de 2%, à 2,3 millions de barils équivalent pétrole par jour (bep/j), du fait notamment d’une série d’incidents. Sur le seul quatrième trimestre, avec une baisse de 4%, Total se situe à mi-chemin entre ses principaux rivaux européens, Shell (+4%) et BP (-7%). Total n’en maintient pas moins un discours offensif. Le PDG visant une hausse de 2 à 3% de la production cette année, le groupe tablant toujours sur une hausse annuelle moyenne de 3% entre 2011 et 2015 et sur un «potentiel» de 3 millions de bep/j en 2017.
Certes, le groupe pétrolier fourmille de projets, avec un budget d’investissements organiques de 28 milliards de dollars pour 2013. Dont, selon Total «plus de 80% seront consacrés à l’amont, en grande partie pour des projets qui seront mis en production d’ici 2017». Le budget exploration est porté de 2,5 à 2,8 milliards, avec des projets notamment en Côte d’Ivoire, au Gabon, au Kenya, en Indonésie et au Brésil.
En parallèle, Total maintient le cap sur les cessions d’actifs. Le groupe prévoit d’atteindre d’ici la fin de cette année la «limite basse» des 15 à 20 milliards de dollars de ventes d’actifs prévus sur 2012/2014. Les cessions pourraient ainsi s’élever à 9 milliards en 2013, dont 3,2 (2,4 milliards d’euros) devraient provenir de la vente de la filiale de transport et de stockage de gaz TIGF, pour laquelle Total est entré en négociations exclusives ce mois-ci avec un consortium regroupant l’italien Snam (45%), le fonds souverain singapourien GIC (35%) et EDF (20%).
Au titre de l’exercice écoulé, Total a publié un chiffre d’affaires et un résultat net ajusté tous deux en hausse de 8%, à respectivement 200 et 12,36 milliards d’euros, en ligne avec les attentes. Face à l’atonie de la production, Christophe de Margerie souligne en effet un « environnement (qui) est resté favorable dans l’Amont» avec un prix du Brent supérieur à 110 dollars par baril, ainsi qu’un «rebond temporaire en milieu d’année» des marges de raffinage dans l’Aval.
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