Thomas Cook assure que son impressionnant redressement ne fait que commencer
Thomas Cook bombe le torse. A l’agonie il y a deux ans, le vétéran du voyage organisé a publié hier des résultats annuels à fin septembre tant solides que supérieurs aux attentes. Mieux, «la mise en œuvre de notre stratégie de croissance rentable durable ne fait que commencer», a lancé la directrice générale Harriet Green, appelée à la rescousse à l’été 2012.
Le marché a dignement salué ce discours, le titre clôturant hier à Londres en hausse de 14,7% à 175,7 pence. Cet enthousiasme n’est certes pas né hier, le cours ayant déjà été multiplié par dix par rapport à celui observé pendant une bonne partie de l’année 2012, mais les indicateurs mis en lumière hier par le voyagiste ont confirmé les espoirs, sur l’exercice écoulé et sur l’avenir, sur fond d’impact de baisse des coûts et de restructuration financière d’envergure.
Alors que l’activité a été très affectée ces dernières années par la crise de la dette en zone euro, la hausse des prix des carburants et par les événements politiques et sociaux sur des destinations de référence (parmi les 42 pays couverts) comme la Grèce, la Tunisie ou l’Egypte (avec un impact de 40 millions de livres soit 48 millions d’euros selon le groupe sur ce dernier pays), Thomas Cook est tout d’abord parvenu à engranger un chiffre d’affaires annuel en hausse, de 1,3% à 9,3 milliards de livres. Surtout, le résultat d’exploitation courant a bondi de 49% à 263 millions, correspondant à une hausse de 0,9 point à 2,8% de la marge associée.
Point d’attention particulière, la dette nette a fondu de près de moitié (-47%), passant sur un an à fin septembre de 788 à 421 millions de livres à la faveur d’une restructuration financière engagée au printemps (augmentation de capital, émission obligataire, crédit syndiqué) lui ayant permis de récolter 1,6 milliard.
En avance sur les indicateurs stratégiques du plan en cours à septembre 2015, Harriet Green n’en a pas moins clamé sa «confiance à pouvoir en faire bien davantage». Le groupe a ainsi relevé de 40% son objectif de revenus tirés des nouveaux produits à 700 millions à cet horizon (94 millions en 2012/2013) et de 10% à 440 millions son objectif d’économies de coûts (dont 194 millions réalisés sur l’exercice écoulé). Et Thomas Cook de promettre la finalisation prochaine d’une «seconde vague» de mesures d’économies à horizon 2018, dont l’ampleur devrait être comparable à la première.
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