Tesla compte réduire une nouvelle fois le nominal de ses actions
Tesla va demander l’accord de ses actionnaires à une augmentation du nombre d’actions composant son capital afin de procéder à une réduction de leur valeur nominale par le biais d’une distribution de dividendes, a annoncé lundi le constructeur automobile américain.
La proposition de stock split, approuvée par le conseil d’administration, doit obtenir le feu vert des investisseurs lors de l’assemblée générale annuelle. Le dernier fractionnement de l’action Tesla remonte à août 2020, lorsque le nominal avait été divisé par cinq dans le but de rendre l’action plus abordable pour les actionnaires individuels et les salariés.
Avis partagés
Les avis sur cette nouvelle division du titre apparaissent divisés. «Nous pensons que Berlin monte en puissance, et que la MiniCar et l’Inde sont à l’horizon, nous serions d’accord avec le timing », a déclaré Craig Irwin, analyste chez Roth Capital, laissant entendre que les entreprises exécutent généralement des fractionnements d’actions lorsqu’une bonne nouvelle est à venir.
Certains se montrent beaucoup plus dubitatifs. C’est notamment le cas de David Trainer, directeur général de la société de recherche en investissement New Constructs qui estime que «ce (fractionnement des actions) pourrait alimenter davantage la bulle de l’action Tesla qui couve depuis deux ans».
Introduite en Bourse à 17 dollars en 2010, l’action Tesla se négocie aujourd’hui à 1.082 dollars. Son cours a bondit de plus de 7% après cette annonce alors qu’un stock split n’a en théorie aucun impact sur la valeur d’une action.
Amazon a lui aussi annoncé début mars une division de ses actions, pour faciliter leur accès.
Plus d'articles du même thème
-
Les minoritaires de Marie Brizard demandent le versement d’un dividende
L’Asamis pousse une nouvelle fois MBWS à améliorer sa gouvernance et à rémunérer ses actionnaires. L’association, qui revendique plus de 12% du capital, demande la révocation de trois administrateurs et leur remplacement par des indépendants. -
PFA échoue à exiger de Meta plus de protection des enfants
A l’occasion de l’assemblée générale annuelle de Meta, le fonds de pension danois a déposé une résolution visant à engager le géant de la tech à faire davantage en matière de protection des enfants sur les réseaux sociaux. La résolution n’a pas fait l’unanimité. -
Elliott pousse le premier producteur d’or australien à se réorganiser en profondeur
Après avoir pris plus de 4% du capital de Northern Star Resources, le fonds activiste américain laisse la porte ouverte à une mise en vente du groupe aurifère.
ETF à la Une
Le marché européen des ETF confirme son rebond en mai
- Chez Ardian, une succession au long cours qui n’ose pas dire son nom
- TotalEnergies pourrait doublement profiter de la guerre au Moyen-Orient
- Atalian s’apprête à passer sous le contrôle de ses créanciers
- Avec BMW, Airbus et EDF, Mistral AI se déploie dans l’ingénierie industrielle
- Le Crédit Mutuel vante la banque à réseau pour concéder l'inévitable passage au digital
Contenu de nos partenaires
-
ArbitragesJessika Roswall, commissaire européenne à l'Environnement : « Le manque d'eau en Europe doit être une priorité politique »
La commissaire européenne à l'Environnement détaille son calendrier législatif et comment la résilience économique peut se marier avec la protection de l'eau, de la biodiversité et de la santé -
Israël et le Liban conditionnent un cessez-le-feu à un « arrêt complet » des tirs du Hezbollah
Mercredi 3 juin, Israël et le Liban se sont mis d'accord sur une trêve subordonnée à un « arrêt complet » des tirs du Hezbollah et sur la création de « zones pilotes » sous contrôle de l'armée libanaise. Mais le mouvement pro-iranien rejette ces pourparlers et revendique de nouvelles attaques contre Tsahal -
En équilibreLutte contre l'antisémitisme : Aurore Bergé peaufine la nouvelle version de sa loi
Après le retrait d’une première proposition de loi jugée trop clivante, l’exécutif tente de bâtir un cadre plus consensuel. Un mois après les consultations de tous les groupes parlementaires, le texte est en route pour le Conseil d'Etat