Tesco monétise des actifs immobiliers en Thaïlande pour financer sa croissance
Tesco a annoncé hier avoir déposé auprès du gendarme boursier de Thaïlande (SEC) un projet de cotation de ses actifs immobiliers dans ce pays, réalisé via un fonds d’investissement. Objectif : offrir aux investisseurs «la possibilité de partager son succès» dans ce pays, son troisième marché après le Royaume-Uni et la Corée du Sud. Ce fonds nommé «Tesco Lotus Property Fund», dont la valeur est estimée à plus de 300 millions de livres sterling (340 millions d’euros), «sera initialement constitué de 15 centres commerciaux sur des emplacements de premier plan et incluant à chaque fois un hypermarché Tesco Lotus».
Répartis dans l’ensemble du pays, ces actifs incluent également des terrains et des baux fonciers. La filiale locale, Tesco Lotus, continuera de louer ses quinze hypermarchés auprès de ce véhicule d’investissement qui sera le plus important fonds immobilier thaïlandais spécialisé dans la distribution. «En libérant la valeur logée au sein de nos actifs immobiliers thaïlandais, nous serons en mesure de continuer à investir dans l’innovation et la croissance pour nos clients et actionnaires», commente Laurie McIlwee, directeur financier de Tesco. Cette initiative est conforme à la stratégie annoncée par le distributeur en avril dernier, selon laquelle il souhaitait tirer parti de la croissance de son portefeuille immobilier à l’étranger. Elle fait suite à sa décision annoncée fin août de céder sa filiale nippone, afin de se concentrer sur des marchés plus prometteurs en Asie.
Sur un total de 5.400 magasins répartis dans 14 pays, Tesco exploite en Thaïlande plus de 750 unités et y emploie 36.000 personnes à plein temps, avec un format allant de la supérette à l’hypermarché. Reste à savoir si la totalité du produit de cette mise en Bourse sera recyclée dans ce pays. Plusieurs analystes jugent en effet que le groupe lancera prochainement une offensive d’envergure sur son marché domestique, «non seulement à travers des baisses durables de prix, mais grâce à des innovations dans son réseau de magasins», estime le bureau d’analyse de JPMorgan Cazenove. Il souhaiterait ainsi enrayer l’érosion de sa part de marché au Royaume-Uni, celle-ci étant tombée à 30,4% sur la période allant de juin à août 2011 contre 30,8% un an plus tôt, selon les données fournies par Kantar Worldpanel.
Plus d'articles du même thème
-
Apollo embarque Athora et l’Adic dans sa nouvelle machine à prêter européenne
Le gestionnaire américain lance European Credit Company, dotée de plus de 10 milliards d’euros de capacité de prêt, avec l’Adic, Athora, Norinchukin, Standard Chartered et une filiale de Temasek. -
Alphabet précède l’émission obligataire de Meta sur le marché euro
La maison mère de Google a réalisé lundi sa quatrième transaction obligataire sur le marché euro en un an et demi. Meta devrait suivre en dollar et en euro pour une transaction inaugurale sur six tranches. -
Ryanair réfléchit à de nouvelles pistes de réduction de coûts
Malgré une croissance de 4% de son chiffre d’affaires trimestriel, la hausse des prix du kérosène a entraîné un repli de 6% de son bénéfice après impôts.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
BlackRock accélère le développement de sa gamme d’ETF obligataires actifs
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- La Société Générale fait son retour vers les futures
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- 2CRSI n’arrive pas à se remettre d’une attaque d’activiste
- La Société Générale poursuit sur sa lancée avec de nouveaux résultats records
Contenu de nos partenaires
-
Fight, fight, fightMidterms : pourquoi rien n'arrêtera Donald Trump
Perdre le Congrès rendra-t-il le président des Etats-Unis plus faible ? Rien n’est moins sûr. Son tempérament, ses leviers et l'absence d’enjeu électoral devraient plutôt l'encourager au combat -
Voie sans issue« Ils ne tiennent plus le manche » : le budget de Sébastien Lecornu s’enfonce dans l’impasse
Avec la stagnation de l’économie française, même le délicat scénario des ordonnances ne suffira plus à réduire le déficit à 5 % du PIB en 2027, malgré 43 milliards d’efforts. Bercy mise encore sur un accord de non-censure après un 49.3 -
EditorialLFI, le mensonge au quotidien
Les émules de Donald Trump ne sont pas toujours ceux que l’on croit