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Telefonica poursuit ses grandes manœuvres en s’allégeant en Europe centrale
Telefonica poursuit ses grandes manœuvres en s’allégeant en Europe centrale
L’opérateur télécoms espagnol réduit sa dette en cédant pour 2,5 milliards d’euros le contrôle de ses activités en République Tchèque et en Slovaquie
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Benoît Menou
Le long parcours de Telefonica destiné à réorganiser ses centres d’intérêt stratégique et à réduire le fardeau de la dette est passé hier par la République Tchèque et la Slovaquie.
L’opérateur télécoms espagnol a signé un accord sur la cession au groupe diversifié PPF contrôlé par l’homme d’affaires tchèque Petr Kellner de la quasi-totalité de sa participation au capital de Telefonica Czech Republic (qui détient à 100% une filiale slovaque) pour 2,47 milliards d’euros (2,063 milliards à la finalisation de la transaction, qui se fera après versement le 11 novembre d’un dividende de 260 millions, et 404 millions sous quatre ans).
Le vendeur conservera 4,9% des 70,8% qu’il détient actuellement et restera un «partenaire industriel et commercial pendant quatre ans» (passant par la conservation de la marque O2). PPF, acquérant les titres de Telefonica avec une remise de 2,1% sur le cours de lundi soir, a annoncé une prochaine offre sur le solde du capital.
Telefonica, qui se félicite d’avoir obtenu un multiple de valorisation de plus de 6 fois l’Ebitda 2014 attendu, clame que l’opération lui permet de «continuer à mettre en œuvre avec succès sa stratégie d’accroissement de la flexibilité financière et de renforcement des activités dans ses marchés cœurs». En l’occurrence, Telefonica se targue de connaître un exercice 2013 «décisif», avec particulièrement l’annonce de la vente à Hutchison Whampoa de sa filiale irlandaise et l’acquisition pour 8,6 milliards des activités allemandes du néerlandais KPN, approuvée par les actionnaires de ce dernier le mois dernier.
Côté dette nette, la vente à PPF aura, selon Telefonica, un impact positif de près de 2,7 milliards d’euros, permettant au groupe espagnol de respecter son objectif d’un endettement net inférieur à 47 milliards à fin 2013, contre 49,8 milliards à fin juin dernier. Mais l’opération tchèque et slovaque permettra aussi à Telefonica d’envisager plus sereinement un avenir commun avec Telecom Italia, dont le conseil d’administration doit valider dès demain un plan stratégique passant par une augmentation de capital. Telefonica, qui pourrait s’intéresser à la filiale brésilienne de Telecom Italia, TIM Brasil, a noué en septembre un accord lui assurant à terme le contrôle de Telco, holding de contrôle de l’opérateur italien avec seulement 22% du capital.
Comme la quasi-totalité des analystes le prévoyaient, la Banque d’Angleterre (BoE) a maintenu inchangé son taux directeur à 3,75% jeudi, soit un statu quo pour la cinquième réunion consécutive. Mais le vote est passé à seulement 6 voix contre 3.
L'opération, concrétisée par le rachat de deux sociétés de gestion locales et une participation de 40% dans une autre, apportera au gérant américano-britannique environ 20 milliards d'euros d'actifs. Les deux groupes nouent aussi un partenariat commercial de long terme.
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