Telefonica poursuit pierre par pierre sa lutte contre le mur de la dette
Telefonica suit à la lettre sa feuille de route en termes de désendettement. Sous la pression des agences de notation et dans un contexte macroéconomique morose, l’opérateur télécoms espagnol a fait vœu de rigueur, par le biais avant tout de cessions d’actifs. Dernières opérations en date, l’introduction en Bourse de la filiale allemande et la vente des centres d’appels Atento, qui permettent à Telefonica d’afficher une réduction de sa dette nette de quelque 5,5 milliards d’euros depuis fin juin, à 52,8 milliards. La dette nette représente ainsi désormais selon le groupe l’équivalent de 2,44 fois l’excédent brut d’exploitation, un chiffre «en ligne» avec l’objectif d’un ratio de 2,35 affiché pour fin 2012.
Telefonica est désormais attendu sur l’avenir de ses activités en Amérique latine. Hier, le directeur général régional, Santiago Fernandez Valbuena, a indiqué que le groupe pourrait bien concrétiser une introduction en Bourse dès l’an prochain, en fonction de l’appétit témoigné par les investisseurs. Le dirigeant a souligné ne pas croire en l’hypothèse d’une IPO pays par pays.
Le groupe espère ainsi rassurer les agences, qui le placent toujours en catégorie investisseur, mais à la lisière de la catégorie spéculative. Alors que la note BBB+ allouée par Fitch est depuis le mois de juin assortie d’une perspective négative, S&P et Moody’s ont actualisé leur opinion le mois dernier. Le 12 octobre, la première a placé la notation crédit BBB sous revue avec implication négative, une semaine avant que la seconde ne confirme la note Baa2 avec perspective négative. Telefonica s’est permis hier de confirmer son souhait de reprise du dividende en 2013, à hauteur de 0,75 euro par titre.
Le groupe espagnol a également confirmé, à la lumière de résultats du trimestre écoulé conformes aux attentes, ses objectifs opérationnels annuels 2012 d’une modeste progression du chiffre d’affaires (jusqu’à 1%) et d’une baisse de la marge opérationnelle moindre que l’an dernier. Sur neuf mois, l’Amérique latine a tiré l’activité pour représenter 49% du chiffre d’affaires du groupe. Ce dernier affiche un recul limité de 0,3% (46,5 milliards d’euros), pour un excédent brut d’exploitation en hausse de 10,7% à 15,8 milliards.
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