Technip répond aux attentes en fondant sur l’américain Global Industries
Technip met le cap sur la croissance externe. Un mois et demi après avoir relevé ses objectifs de marge 2011 et promis, selon les termes de son PDG Thierry Pilenko, de «chercher à saisir les opportunités d’investissements afin d’élargir nos activités, nos technologies et notre offre de services», le groupe de services pétroliers a fait part hier d’un projet d’acquisition susceptible de renforcer son pôle d’infrastructures sous-marines (Subsea, 45% de l’activité l’an passé). Technip souhaite acquérir l’américain Global Industries par le biais d’une offre de 8 dollars par titre, correspondant à une prime de 55% sur le cours de clôture de la cible sur le Nasdaq vendredi soir.
L’offre, la plus importante pour Technip depuis dix ans, correspond à une valeur d’entreprise de 1,07 milliard de dollars (789 millions d’euros), compte tenu d’une dette nette de 136 millions. Un prix «très attractif» aux yeux de CM-CIC Securities, au regard «de la valeur des actifs qui rentrent dans la flotte» de Technip (qui passe de 20 à 34 navires). L’achat sera financé en mettant à profit la trésorerie nette (1,1 milliard d’euros au 30 juin dernier) et les crédits bancaires disponibles.
Le projet a reçu l’approbation unanime du conseil d’administration de la cible. Reste à convaincre les actionnaires, dont les dix principaux (le fondateur William Dore avec 10,2% du capital suivi de gestionnaires d’actifs tels BlackRock ou Guggenheim Capital) détiennent près des deux tiers du capital. Technip vise une finalisation de l’opération au début 2012.
Déjà, Thierry Pilenko s’attend à un montant record de prises de commandes en 2011 dans l’activité subsea, à la faveur notamment de projets au Brésil, dans le Golfe du Mexique, en Afrique de l’Ouest ou en Asie. Et l’acquisition devrait donner naissance à de «fortes synergies» en termes de chiffre d’affaires. En effet, Technip estime que l’opération lui permettra d’accroître de 30% sa capacité à répondre à la demande de ses clients au sein d’un marché estimé à 35 milliards de dollars annuels, que le groupe estime couvrir à hauteur d’un tiers aujourd’hui. Technip table en sus sur des synergies de coûts d’«au moins 30 millions de dollars» par réduction des frais de cotation en Bourse et immobiliers ou par l’optimisation de la flotte et des achats. Dès lors, l’impact positif de la transaction pourrait s’élever entre 5 et 7% sur le résultat net par action en 2013.
Plus d'articles du même thème
-
EDF se désengage des énergies renouvelables en Amérique du Nord
L’énergéticien français a conclu un accord avec KKR en vue de lui céder un portefeuille d’actifs d’une capacité nette totale de 5,6 gigawatts. -
Les cinq motifs d’inquiétude sur la bulle IA
Les valeurs technologiques ont connu une nouvelle semaine difficile, notamment les semi-conducteurs en Corée. Elles restent néanmoins à des niveaux élevés et beaucoup d’investisseurs misent toujours sur le secteur. Mais les défis s’accumulent. -
La guerre en Iran relance l’intérêt des obligations indexées sur l’inflation
Même si les obligations indexées sur l’inflation ont pu connaître des périodes décevantes, comme entre 2010 et 2019, des investisseurs les ont intégrées dans leur allocation structurelle.
ETF à la Une
BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- C'est la fête du slip à la Bourse de Paris
- Le vendeur à découvert Grizzly Research multiplie les attaques sur les sociétés cotées européennes
- Première bougie pour Antonio Filosa chez Stellantis, mais l’étincelle reste à venir
- Alphabet entre dans l’indice Dow Jones, un symbole plus qu’une reconnaissance
- L'assurance emprunteur veut en finir avec les clauses d'exclusion
Contenu de nos partenaires
-
La Fabrique de l'OpinionPrésidentielle : les villes moyennes au cœur du récit national
Brice Soccol : « Ce n’est plus seulement l’opposition entre villes, péri-urbanité et campagnes qui structure la géographie électorale française, mais la capacité des territoires à offrir des perspectives de mobilité sociale, d’emploi et de qualité de vie » -
L'été sera chaudLe pays brûle, les candidats regardent ailleurs
Malgré l'ampleur de l'épreuve vécue par la quasi-totalité du pays, les prétendants à l'Elysée n'ont effectué que des ajustements à la marge de leur campagne. Le débat n'a pas dépassé le stade de savoir s'il fallait climatiser le pays -
Vieux démonsAprès l'accord israélo-libanais, le spectre d'une occupation israélienne sans fin du Liban
Israël et le Liban ont signé un accord historique à Washington, mais son application dépend d'un improbable désarmement du Hezbollah