Technip et FMC sont confiants sur l’issue de leur projet de fusion
Dans un secteur parapétrolier éprouvé par la baisse des cours de l’or noir depuis 2014, le français Technip et l’américain FMC Technologies ont annoncé jeudi un projet de fusion par apport de titres. Le nouvel ensemble, nommé TechnipFMC, compterait plus de 49.000 salariés répartis dans plus de 45 pays, afficherait un chiffre d’affaires combiné 2015 de près de 20 milliards de dollars pour un Ebitda combiné 2015 d’environ 2,4 milliards.
«Nous ne prévoyons pas de difficulté particulière en matière réglementaire étant donné que les doublons entre les deux sociétés sont très limités», a déclaré Thierry Pilenko, PDG de Technip, lors d’une conférence téléphonique. Halliburton et Baker Hughes, numéro deux et trois mondiaux des services pétroliers, ont dû renoncer début mai à se marier en raison de l’opposition des autorités de la concurrence aux Etats-Unis et en Europe.
Les administrateurs des conseils de Technip et FMC ont approuvé à l’unanimité le projet. Sa réalisation est prévue pour début 2017, sous réserve notamment du feu vert des actionnaires des deux groupes. Bpifrance Participations et IFPEN, actionnaires de Technip, soutiennent l’opération. Technip et FMC Technologies sont déjà partenaires au sein d’une coentreprise à parité, Forsys Subsea, formée en 2015.
Les actionnaires des deux sociétés détiendront respectivement environ 50% du capital du nouveau groupe. Ceux de Technip recevront deux actions de la nouvelle société pour chaque titre détenue, contre une partité de un pour un pour les actionnaires de FMC Technologies. Le futur ensemble serait coté à New York et Paris, avec des sièges opérationnels à Londres, où il sera domicilié, Paris et Houston, et un centre mondial de recherche basé en France. Thierry Pilenko sera président exécutif du conseil d’administration du nouveau groupe, basé à Paris. Doug Pferdehirt, patron de FMC Technologies, occupera le poste de directeur général, en restant à Houston.
«Le nouveau groupe prévoit de réaliser des synergies de coûts avant impôt d’environ 200 millions de dollars en 2018 et des synergies de coûts estimées à au moins 400 millions de dollars en année pleine en 2019 et les années suivantes. Elles s’ajoutent aux plans de réduction des coûts déjà annoncés respectivement par chacun des groupes», précise un communiqué.
Goldman Sachs et Rothschild conseillent le groupe français, tandis qu’Evercore et la Société Générale épaulent l’américain.
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