Technip confirme la mauvaise passe du secteur parapétrolier
Comme la très grande majorité des groupes parapétroliers, Technip s’attend à une année 2014 compliquée. Le groupe d’ingénierie et d’infrastructures pétrolière et gazière a indiqué hier soir que la marge de sa division «subsea» d’infrastructures sous-marines, qui assure environ la moitié de son chiffre d’affaires et ses meilleures marges, devrait reculer en 2014, en raison notamment d’une partie «importante» de ventes provenant de projets pluriannuels ne dégageant pas de marge dans les premières phases de réalisation.
Elle sera également pénalisée par le programme de maintenance et d’amélioration de la flotte de navires, par la finalisation des projets à marge nulle dans le golfe du Mexique et par le démarrage et les coûts de l’usine de fabrication de conduites flexibles d’Açu, au Brésil. Technip prévoit ainsi dans le «subsea» une marge opérationnelle courante «exceptionnellement basse» au premier trimestre, autour de 5%. Il vise toutefois par la suite un rebond qui devrait se traduire pour l’ensemble de 2014 par un taux de marge d’au moins 12%, contre environ 14% prévu pour 2013. Les ventes devraient osciller entre 4,35 à 4,75 milliards d’euros, à comparer aux 4,1 milliards estimés pour 2013. Ce niveau de marge pour 2014 est près de 3 points inférieurs au consensus du marché, qui s’était pourtant déjà ajusté à la baisse à la suite de l’avertissement sur résultats lancé lors de l’annonce des comptes du troisième trimestre 2013 fin octobre. Avant celui-ci, il tablait sur plus de 16% de marge dans le «subsea» en 2014.
«Certains analystes se sont émus de voir l'évolution de certains coûts, il faut qu’on ait une explication sur certains de ces coûts», a reconnu hier soir le PDG de Technip, Thierry Pilenko. Des détails seront annoncés à l’occasion de la publication des résultats 2013 de Technip, en février prochain, ce qui laisse entrevoir la mise en place d’un plan d’économies. Selon le groupe, il faudra attendre 2015 pour voir le chiffre d’affaires atteindre un niveau «largement supérieur» à 5 milliards d’euros, avec une marge opérationnelle courante comprise entre 15 et 17% qui sera dopée par des grands projets africains que le groupe vient de démarrer.
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