Technicolor améliore son profil grâce au refinancement de sa dette
Mission accomplie pour Technicolor, qui a annoncé vendredi avoir bouclé avec succès le refinancement de sa dette, avec pour conséquence comme il se doit d’en réduire le coût et d’en allonger la maturité. Le directeur général Frédéric Rose a signalé une «étape importante du renforcement de la structure financière» du spécialiste des technologies pour le cinéma et la télévision, lui octroyant en effet «une plus grande flexibilité financière favorable à la réalisation des objectifs d’Amplify 2015», le «plan de route stratégique» lancé en février 2012.
Les offres initiées par le biais du véhicule ad hoc Tech Finance sur la dette existante ont ainsi permis le rachat de 905 millions d’euros en principal, correspondant à la quasi-totalité (hors 6.000 euros) des 462 millions des créances au titre de l’accord de crédit de 2010 et à 61% des 724 millions d’euros d’obligations en circulation. Le reliquat de dette existante s’élève ainsi à 282 millions.
Ces rachats ont été financés pour l’essentiel par un nouvel emprunt à terme d’un montant de 838 millions. Celui-ci comporte deux tranches, l’une en euros de 200 millions (au taux Euribor plus 625 points de base avec un floor de 1,25%), l’autre en dollars de 830 millions (Libor +600 points de base avec un même taux plancher de 1,25%).
Etant donné le taux nominal de 7,3% du nouvel emprunt, la dette de 1,12 milliard d’euros aujourd’hui de Technicolor affiche un taux nominal moyen de 7,4%, en amélioration de 80 points de base grâce au refinancement. De quoi permettre une réduction de la charge annuelle d’intérêts de 14,8 millions. Qui plus est, alors que trois quarts environ du reliquat de dette existante comme de la dette totale avant refinancement avaient une maturité à 2017, près des deux tiers du montant du nouvel emprunt ont une maturité à 2020.
Frédéric Rose n’a pas manqué de saluer les conditions d’une opération concrétisée «malgré la dégradation des conditions de marché». Le groupe a précisé que le coût total de l’opération affectant directement le niveau de sa trésorerie s’élevait à 117 millions d’euros. Il souligne tout de même que «la plupart» des restrictions opérationnelles contenues dans les avenants de la dette existante ont été supprimées. Le groupe précise enfin bénéficier d’une nouvelle ligne de crédit revolving de 100 millions d’euros d’une maturité de cinq ans.
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