Superprofits : l’UE réfléchit à de multiples dérogations
Les Etats membres de l’UE pourraient décider d’épargner de nombreux producteurs d’électricité.
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Clément Solal, à Bruxelles
Les membres de l’UE pourraient collecter 117 milliards d’euros grâce au plafonnement des revenus des producteurs d’électricité.
-
Crédit European Union
117 milliards d’euros, telle est la somme que les Etats membres de l’UE étaient censés dégager de la future mesure de plafonnement des revenus des producteurs d’électricité,sur les 140 milliards que l’Europe veut récupérer des superprofits de l'énergie. Le projet prévoit que les Etats captent les profits des producteurs d’électricité - autres que les centrales à gaz - réalisés sur le marché de gros au-delà d’un prix plafond de 180 euros par mégawattheure.
Mais cette estimation risque fort d’être revue à la baisse, au vu des multiples exceptions que les Etats cherchent à ajouter dans le cadre de négociations qui se tiennent en ce moment à Bruxelles, selon un document de travail de la présidence du Conseil de l’UE daté de lundi qui a fuité. Il s’agit de la première proposition de compromis de la présidence tchèque, et donc pas encore de l’accord final.
Si le plafond à 180 euros/MWh demeure, du moins formellement, dans le texte, celui-ci prévoit premièrement d’autoriser les Etats à «établir un plafond spécifique» sur les revenus issus de la vente d’électricité produite à partir de houille (hard coal), dont le coût serait au-dessus de ce plafond. Plus généralement, les Etats membres seraient autorisés à fixer des plafonds spécifiques pour tous producteurs dont le «coût actualisé de l’énergie» (levelized cost of energy ou LCOE) - c’est-à-dire le prix complet d’une énergie sur la durée de vie de l’équipement qui la produit - serait supérieur au seuil de 180 euros/MWh. Une telle disposition pourrait donner une certaine marge de manœuvre aux Etats dans la mise en application de la mesure.
Parer la pénurie de gaz
Par ailleurs, le plafond de 180 euros/MWh ne serait pas imposé «aux technologies ayant des coûts marginaux élevés en raison du prix des combustibles intrants utilisés pour produire l'électricité». Outre les centrales à gaz et au charbon, la phrase vise à épargner les centrales électriques fonctionnant au fioul, dont l’utilisation, très faible en Europe, pourrait être relancée face au risque de pénurie de gaz.
Autres dérogations considérées : le plafond de revenus «ne devrait pas être imposé aux technologies qui sont en concurrence directe avec les centrales à gaz et offrent de la flexibilité au système électrique». Enfin, «les États membres pourraient décider de ne pas appliquer le plafond à l’électricité produite dans des installations hybrides qui utilisent également des sources d’énergie fossiles, si l’application du plafond entraîne un risque d’augmentation des émissions de CO2 et de diminution de la production d’énergie renouvelable ».
La banque centrale américaine a maintenu mercredi ses taux directeurs inchangés, dans une fourchette de 3,5% à 3,75%, à l'issue d'un vote à neuf voix contre trois en faveur d'une hausse.
La baisse des actions des hyperscalers s’est doublée récemment d’une forte remontée du risque sur le crédit de ces émetteurs liés à l’IA. Ces inquiétudes se manifestent notamment via un écartement des spreads et une envolée des rendements des protections «credit default swaps» (CDS).
Les prétendants à l'Elysée sont prisonniers de deux mouvements contradictoires. D'un côté, la campagne réclame qu'ils déroulent leur programme. De l'autre, l'actualité leur dicte de réagir pour rester branchés à la vie du pays. Ces derniers jours illustrent à quel point la position est difficile à tenir. Et c'est loin d'être fini
Incorrigible Gabriel Zucman. La moindre occasion est bonne pour anti-riches et anti-profits de donner libre cours à leurs obsessions de taxation tous azimuts, notamment de TotalEnergies
L'ex-Premier ministre fait un pas de plus vers une candidature à l'élection présidentielle de 2027 dans une interview à Marianne. Tout en assortissant sa participation de certaines conditions