Suez Environnement règle les litiges liés à son usine de dessalement d’eau de mer australienne
Après plus de deux années de litiges et plusieurs centaines de millions d’euros de provisions, Suez Environnement a enfin résolu les problèmes liés à son usine de dessalement d’eau de mer dans l’Etat de Victoria en Australie. Les différends juridiques, notamment les demandes de dédommagements engagées contre l’administration de l’Etat à l’origine de ce partenariat public-privé (PPP), ont été réglés.
Cette résolution permettra au groupe français de reprendre 58 millions d’euros de provisions dans ses comptes 2013 qui viendront gonfler le résultat d’exploitation. Au total, retraités de cette reprise, les retards de construction et autres litiges liés à cette usine de dessalement d’eau de mer auront coûté un peu plus de 250 millions d’euros de provisions à Suez Environnement en trois ans, soit environ 8% de son résultat d’exploitation cumulé sur la période.
Remportée en juillet 2009 par Suez Environnement, l’exploitation de l’usine, la plus importante en service dans le monde, a véritablement démarré en décembre 2012, avec un an de retard sur le calendrier initial. Elle est composée de trois lignes de production d’une capacité totale de 450.000 m3 d’eau potable par jour et assure environ un tiers des besoins en eau de l’agglomération de Melbourne. Le contrat d’exploitation porte sur une durée de 27 ans et générera un chiffre d’affaires cumulé de 800 millions d’euros, auquel s’ajouteront les dividendes perçus par Suez Environnement pour sa participation de 21% dans le consortium Aquasur spécialement monté dans le cadre du PPP. Les autres grands actionnaires du véhicule de financement sont l’australien Thiess (Groupe Leighton), des fonds de pension locaux ainsi que plusieurs sociétés coréennes réunies autour de Samsung.
Le retard de la mise en service de l’usine a contraint Aquasure à renégocier sa dette d’un montant de 3,5 milliards de dollars australiens (2,47 milliards d’euros), dont environ la moitié de dette bancaire syndiquée qui arrivait à échéance en 2016. Un accord a été trouvé en parallèle de la fin des litiges juridiques. Selon les partenaires du consortium, le refinancement doit permettre de réduire «significativement» les charges financières d’Aquasure. Le consortium était conseillé par Macquarie.
Plus d'articles du même thème
-
Payhawk complète sa boite à outils de gestion des dépenses
La plateforme propose la fonctionnalité Fetch au sein de son agent IA Financial controller afin d’automatiser la récupération des factures sur les portails des fournisseurs. -
La stabilité s’installe à la tête des grandes entreprises mondiales
Au premier semestre, les départs de dirigeants de grandes sociétés cotées dans le monde n’ont jamais été aussi peu nombreux. La féminisation progresse en Europe et en Australie, mais pas aux Etats-Unis. -
La chute des semi-conducteurs se poursuit après les résultats de SK Hynix
Le groupe coréen a publié d'excellents chiffres trimestriels mais les investisseurs espéraient mieux. Son action plonge de près de 10% et entraîne celle de Samsung dans sa chute.
ETF à la Une
T. Rowe Price crée le poste de responsable des solutions ETF pour la région EMEA
- Tiré par sa banque d'investissement, BNP Paribas annonce des profits en forte hausse
- La BCE suit la boussole des marchés
- Les taux français à 10 ans passent la barre des 4%
- Olivier Gavalda succède à Daniel Baal à la Fédération bancaire française
- BNP Paribas tient les promesses faites aux investisseurs
Contenu de nos partenaires
-
Pourquoi les Etats-Unis et l’Arabie Saoudite ont-ils bombardé l'Irak ?
En représailles à des frappes iraniennes interceptées, Washington et Riyad ont mené une campagne de bombardement sur des groupes pro-iraniens dans l’est de l’Irak -
Qui a vraiment voté contre la lutte anti-incendie ? La classe politique s’écharpe sur les feux de forêt
LFI, Renaissance et le RN s’accusent mutuellement d’avoir voté contre le renforcement des moyens de lutte contre les incendies. Quitte à tordre la réalité. -
Tanger, la perle du Nord
De Matisse à Paul Bowles, Tanger a toujours attiré les artistes en quête d'inspiration. La perle du Nord, reléguée derrière les grandes villes du tourisme de masse, a préservé son authenticité. Et sur les hauteurs qui dominent la médina, se niche un palais centenaire, le Fairmont Tazi Palace.