Suez Environnement règle les litiges liés à son usine de dessalement d’eau de mer australienne

Le groupe reprendra 58 millions d’euros de provisions cette année mais les dérapages de l’unité auront coûté plus de 250 millions d’euros
Olivier Pinaud
Photo: PHB
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Après plus de deux années de litiges et plusieurs centaines de millions d’euros de provisions, Suez Environnement a enfin résolu les problèmes liés à son usine de dessalement d’eau de mer dans l’Etat de Victoria en Australie. Les différends juridiques, notamment les demandes de dédommagements engagées contre l’administration de l’Etat à l’origine de ce partenariat public-privé (PPP), ont été réglés.

Cette résolution permettra au groupe français de reprendre 58 millions d’euros de provisions dans ses comptes 2013 qui viendront gonfler le résultat d’exploitation. Au total, retraités de cette reprise, les retards de construction et autres litiges liés à cette usine de dessalement d’eau de mer auront coûté un peu plus de 250 millions d’euros de provisions à Suez Environnement en trois ans, soit environ 8% de son résultat d’exploitation cumulé sur la période.

Remportée en juillet 2009 par Suez Environnement, l’exploitation de l’usine, la plus importante en service dans le monde, a véritablement démarré en décembre 2012, avec un an de retard sur le calendrier initial. Elle est composée de trois lignes de production d’une capacité totale de 450.000 m3 d’eau potable par jour et assure environ un tiers des besoins en eau de l’agglomération de Melbourne. Le contrat d’exploitation porte sur une durée de 27 ans et générera un chiffre d’affaires cumulé de 800 millions d’euros, auquel s’ajouteront les dividendes perçus par Suez Environnement pour sa participation de 21% dans le consortium Aquasur spécialement monté dans le cadre du PPP. Les autres grands actionnaires du véhicule de financement sont l’australien Thiess (Groupe Leighton), des fonds de pension locaux ainsi que plusieurs sociétés coréennes réunies autour de Samsung.

Le retard de la mise en service de l’usine a contraint Aquasure à renégocier sa dette d’un montant de 3,5 milliards de dollars australiens (2,47 milliards d’euros), dont environ la moitié de dette bancaire syndiquée qui arrivait à échéance en 2016. Un accord a été trouvé en parallèle de la fin des litiges juridiques. Selon les partenaires du consortium, le refinancement doit permettre de réduire «significativement» les charges financières d’Aquasure. Le consortium était conseillé par Macquarie.

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