STMicroelectronics mise sur un long cycle de croissance rentable
Le groupe de semi-conducteurs vise une hausse de plus de 5 points de sa marge d’exploitation d’ici à 2027 grâce à l’essor de nouveaux marchés.
Publié le
Yves-Marc Le Réour
Le chiffre d’affaires de STMicroelectronics devrait dépasser 20 milliards de dollars à l’horizon 2025-2027.
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Crédit STMicroelectronics.
Les ambitions élevées présentées jeudi par STMicroelectronics lors de sa journée investisseurs s’appuient sur une demande soutenue dans la plupart de ses marchés finaux. Grâce aux besoins afférents à la mobilité intelligente, à la gestion de l’énergie, à l’internet des objets et à la connectivité, son chiffre d’affaires devrait dépasser 20 milliards de dollars (19,2 milliards d’euros) à l’horizon 2025-2027, soit une croissance cumulée d’environ un tiers par rapport à la fourchette de 14,8 milliards à 15,3 milliards de dollars prévues pour l’exercice 2022.
Le groupe franco-italien de semiconducteurs table sur une marge brute évoluant autour de 50% à moyen terme, contre un niveau de 46% prévu cette année et 41,7% réalisé en 2021. Sa marge d’exploitation devrait dépasser 30% d’ici à 2027 contre une fourchette prévue de 24% à 26% en 2022 et un taux déjà élevé de 19% atteint l’an dernier. Le PDG Jean-Marc Chéry a estimé lors d’un point de presse que «les vents contrairesprovoqués par le conflit russo-ukrainien et par les nouveaux confinements en Chine ne sont destinés à perdurer». Il s’interroge en revanche sur les effets à plus long terme d’un découplage des économies découlant d’une remise en cause du mouvement de globalisation qui dominait depuis le début des années 90.
Des investissements industriels encore élevés cette année
Alors que l’offre de composants électroniques ne parvient à satisfaire actuellement que 70% de la demande mondiale, le groupe table sur des investissements industriels compris entre 3,4 milliards et 3,6 milliards de dollars pour l’exercice en cours afin de renforcer ses capacités de production, ce qui représenterait environ 23% de son chiffre d’affaires. Le niveau de ses investissements industriels, qui devrait rester supérieur à 20% du chiffre d’affaires l’an prochain, «diminuera progressivement pour être ramené autour de 15% d’ici à cinq ans», pronostique Jean-Marc Chéry. Son cash-flow libre devrait ainsi dépasser 25% à cette échéance, contre un ratio équivalent à 5% du chiffre d’affaires attendu en 2022.
Outre l’électronique grand public, STMicro «est très bien placé pour se développer dans le secteur automobile» estime le PDG. Les puces à base de carbure de silicium, utilisées dans les véhicules électriques, généreront environ 1 milliard de dollars de revenus l’an prochain grâce à la centaine de contrats remportés auprès de sa clientèle automobile et industrielle. Si la stratégie de croissance externe du groupe est conçue comme «un processus continu destiné à accroître sa valeur ajoutée», le dirigeant a souligné que le groupe sera toujours très sélectif dans ce domaine et qu’il se concentrerait sur «des acquisitions ciblées dont la valeur unitaire ne devrait pas dépasser le milliard de dollars». Ceci exclut a priori la réalisation d’opérations transformantes malgré une structure de bilan solide
Concernant la politique de rémunération des actionnaires, «le levier principal consiste à augmenter la valeur boursière du groupe grâce à l’amélioration de ses fondamentaux», a expliqué le directeur financier, Lorenzo Grandi. La politique de dividende sera cohérente avec sa prévision de génération de trésorerie, tandis que les rachats d’actions sont considérés comme un outil secondaire puisque les titres rachetés, issus d’obligations convertibles ou du programme d’actionnariat salariés, ne sont pas annulés. Durant les trois dernières années, le montant global des dividendes distribués s’est élevé à 803 millions de dollars et celui des rachats d’actions a atteint 922 millions de dollars. L’action a clôturé en hausse de près de 4% à 35,74 euros sur Euronext Paris.
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