Steria et Sopra sont plus confiants que jamais sur le succès de leur mariage
Si de nombreux rapprochements ont été annoncés ces derniers mois, ils sont loin d’aboutir. Pour cause de désaccord sur une gouvernance équilibrée, Omnicom et Publicis ont dû renoncer à leur mariage. L’offre de Gaillon Invest sur le Club Méditerranée qui clôturera en fin de semaine est loin d’être gagnée. Pfizer n’arrive pas à mettre la main sur AstraZeneca faute de payer le prix exigé par le management. Sans compter l’affaire Alstom, où l’Etat s’est imposé.
Dans un tel contexte, Sopra et Steria ont crû bon de réunir la presse hier pour expliquer que leur projet de rapprochement séduisait à la fois leurs clients, leurs collaborateurs et leurs managers «au-delà de nos espérances, a souligné Pierre Pasquier, président de Sopra. On est de plus en plus confiants. […] Les actionnaires que nous rencontrons – ce souvent les mêmes chez Sopra et Steria – nous disent qu’ils vont apporter leurs titres».
Les deux partenaires ont pris le temps. Si le projet a été annoncé début avril, les discussions ont débuté l’été dernier. «On parle régulièrement depuis dix ans, précise même François Enaud, gérant exécutif de Steria. Et c’était maintenant ou jamais». La parité a été fixée en novembre, puis affinée en mars avec les résultats 2013. Sopra offre 1 action pour 4 titres Steria, soit une valeur de 22 euros par action Steria lors de l’annonce. «Nous avons la conviction que ce projet répond à l’évolution de la demande de nos clients, ajoute François Enaud. Nos complémentarités d’offres et géographiques deviennent une force». L’offre, conditionnée à l’apport de plus des deux tiers du capital et des droits de vote, sera déposée «début juin». Elle devrait courir du 20 juin à la fin juillet.
Pour sa part, Jean-Bernard Rampini, président de Soderi (actionnaires salariés de Steria), associé commandité de Steria, assure avoir examiné la proposition d’Atos. Mais «Steria n’est pas à vendre et ne l’a jamais été», rappelle François Enaud. Le mariage avec Sopra est «un projet d’égaux, dont l’équilibre naturel résulte de notre complémentarité», ajoute-t-il. D’ailleurs, il considère que cette page Atos est définitivement fermée.
Steria va alors perdre son statut protecteur de commandite par actions, mais ce n’est pas une question pour Steria, dont le seul objectif est que les salariés soient maitres de leur destin. «Ce qui est le cas», assure François Enaud. Quant à Soderi, il siègera au conseil du nouveau groupe.
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