Steinhoff s’effondre suite à l’ouverture d’une enquête
Steinhoff International, propriétaire de Conforama en France, s’effondre en Bourse ce matin après l’annonce de la démission de son directeur général et de l’ouverture d’une enquête sur des irrégularités comptables, qui a amené le distributeur sud-africain à reporter la publication de ses résultats annuels. Le titre coté à Francfort perdait plus de 63,5% à 1,093 euro en fin de matinée, de loin la plus forte baisse du Stoxx 600 en Europe, répliquant une chute de plus de 62,7% à la Bourse de Johannesburg au même moment (à 1.701 rands).
Le groupe de magasins d’ameublement a annoncé hier soir la démission avec effet immédiat de directeur général Markus Jooste, après la découverte d’irrégularités comptables qui l’ont poussé à demander au cabinet PwC de mener une «enquête indépendante». «Le conseil de surveillance de Steinhoff veut informer les actionnaires que de nouvelles informations sont apparues aujourd’hui [hier], relatives à des irrégularités comptables qui exigent l’ouverture d’une enquête», a indiqué le groupe dans son communiqué. Le distributeur sud-africain a retardé la publication de ses résultats qui était prévue mercredi ainsi que la séance de questions-réponses qui devait l’accompagner sur internet.
Le parquet d’Oldenburg, en Allemagne, enquête également depuis 2015 sur l’entreprise, qu’il soupçonne d’irrégularités comptables.
Steinhoff a précisé qu’il examinerait s’il y a lieu de reformuler les comptes des exercices précédents. Le président du conseil de surveillance et premier actionnaire du groupe, le milliardaire Christo Wiese, assurera l’intérim à la direction générale et entreprendra «une revue détaillée de tous les aspects des activités du groupe afin d’optimiser la création de valeur pour l’actionnaire», ce qui laisse supposer d'éventuelles cessions.
Plus d'articles du même thème
-
L’économie américaine est suspendue aux élections de mi-mandat
Alors que Donald Trump fait face à une impopularité record sur fond de pouvoir d’achat miné par l’inflation et la guerre en Iran, les élections de mi-mandat du 3 novembre menacent de faire basculer le Congrès. -
La fièvre des matières premières ne faiblit pas
Le récent repli des matières premières, en raison des tensions sur les taux et la hausse du dollar, ne les empêche pas d’afficher une performance historique cette année, à des plus hauts depuis le super cycle de 2000. -
Les dettes bancaires souffrent du «sell-off» obligataire sur la France
Le risque de crédit des banques françaises a bondi au-delà de celui de leurs principaux homologues européens, mais les dettes bancaires subordonnées AT1 ont souffert aussi plus globalement de la hausse des taux.
ETF à la Une
Le marché européen des ETF engrange 127 milliards d’euros au troisième trimestre 2026
- CNP Assurances fait un nouveau pas en dehors du réseau de La Banque Postale
- Les gestions anticipent une résistance modérée des Bourses
- L’IA ne sait pas lire correctement les résultats du CAC 40
- Le prix du pétrole retombe sous 100 dollars le baril
- Le Crédit Agricole d’Ile-de-France se met en quatre pour ses clients patrimoniaux
Contenu de nos partenaires
-
EditorialLa souveraineté, comme un cabri
Jeannette zu Fürstenberg, présidente de General Catalyst, cite le Général à propos de ce qu'elle préfère appeler l'autonomie stratégique : « Je ne suis pas anti-américain, je suis simplement anti-dépendance » -
Entre deux chaisesLes souverainistes de retour à la tête d'un Québec plus anti-indépendance que jamais
Les souverainistes du Parti québécois ont remporté les élections législatives dans la province lundi. Ils promettent un référendum pour se séparer du Canada, au moment où l'indépendance n'a jamais été aussi impopulaire dans les sondages -
Budget : en quête de crédibilité, Marine Le Pen ne renonce pas à la radicalité
140 milliards d’euros d’économies, une règle d’or, des marchés à rassurer : le RN promet une mue gestionnaire en vue de 2027. Mais derrière la peinture budgétaire, les marqueurs radicaux demeurent, sur fond d’affaire Bardella qui hante encore le parti