Spir Communication fait violemment retomber la spéculation sur son avenir

En réponse à la flambée de son action, le groupe de petites annonces a démenti les rumeurs de scissions ou de ventes de certaines de ses activités
Pierre Tubiana

Le cours de l’action Spir Communication reflète les interrogations des investisseurs sur l’avenir du groupe de petites annonces. Il a plongé de 17,5% hier après avoir déjà chuté de 15,9% vendredi. A l’origine de ce violent décrochage, le communiqué de la direction de la société visant à faire taire la rumeur de possibles scissions ou cessions d’activités. Cette rumeur avait multiplié le cours par deux au cours des quatre premières séances la semaine passée. Propriétaire ou actionnaire de nombreux titres de presse gratuite (La Centrale, Top Annonces, 20 minutes…), en version papier ou numérique, Spir Communication souffre des «évolutions de marché défavorables» qui le conduisent «à accélérer ses transformations, tant au niveau de ses offres commerciales, de son organisation, que de ses coûts», précisait toutefois le communiqué de vendredi.

Détenu à 66,4% par la société Sofiouest SA du groupe Ouest-France, Spir Communication pâtit de la faiblesse de ses principaux secteurs (publicité, automobile, immobilier). Le 24 juillet le groupe a annoncé une perte nette de 35,7 millions d’euros au premier semestre 2013, pour un chiffre d’affaire de 263,5 millions d’euros, en baisse de 6,5% par rapport à la même période de 2012. Le chiffre d’affaire de l’activité Médias généralistes a reculé de 18,6% à 36 millions d’euros. L’activité imprimerie a subi une chute de 10,3% du chiffre d’affaire à 21,8 millions d’euros du fait des difficultés du marché publicitaire. Seule la composante internet a progressé de 2,1% sur la période. Dans le secteur de l’automobile, le leader de la vente de voitures d’occasion en ligne profite de la petite reprise du marché pour consolider son résultat opérationnel courant qui a augmenté de 6,9% à 9,3 millions d’euros.

Malgré ces mauvaises nouvelles, «à ce jour, aucune opération ou projet d’opération de ce type n’est en cours», précise le communiqué de vendredi à propos des rumeurs de scissions ou de cessions d’activités. La société explique avoir déjà commencé à réduire ses coûts en adaptant ses moyens de production et en opérant des restructurations sur deux de ses sites d’imprimerie. Par ailleurs, elle n’exclut pas de saisir l’Autorité des marchés financiers (AMF) afin que soit ouverte une enquête sur d'éventuelles diffusions de fausses informations et manipulations de cours.

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