Spie entend maintenir un rythme de croissance externe soutenu en 2013
La forte exposition de Spie aux marchés européens, qui représentent 89% de son activité, n’a pas empêché le groupe d’ingénierie de faire progresser l’an dernier de près de 10% son bénéfice d’exploitation (Ebit), à 243 millions d’euros, ce qui constitue «la huitième année d’amélioration consécutive de l’Ebit». La marge d’exploitation de 5,8% figure en outre parmi les plus élevées du secteur, devançant celle de Vinci Entreprise (5,6%) ou de l’allemand Bilfinger (5,4%).
Contrôlé depuis l’été 2011 à près de 90% par le fonds Clayton Dublier & Rice, associé à Axa Private Equity et à la Caisse de dépôt et placement du Québec, Spie affiche également une hausse de 4,3% de son chiffre d’affaires à 4,2 milliards.
Mais ces chiffres, calculés pro-forma, ont bénéficié de la croissance externe importante du groupe sur la période, puisqu’il a acquis l’an dernier 11 sociétés représentant un chiffre d’affaires cumulé de 169 millions. Si sa croissance organique est restée positive en France (+2,1%), elle a été quasiment nulle pour l’ensemble du groupe (+0,1%), en raison principalement d’un recul de l’activité et des marges au Royaume-Uni, où Spie a réduit la voilure dans le secteur tertiaire.
La dette nette est de son côté restée stable d’une année sur l’autre à 1,2 milliard d’euros, mais la progression de sa rentabilité opérationnelle a permis au groupe de faire baisser son ratio d’endettement sur excédent brut d’exploitation (4,14 à fin 2012 contre 4,50 un an plus tôt). En outre, une émission obligataire de 375 millions d’euros réalisée voici un an a contribué à étendre la maturité moyenne de sa dette qui s’élève à l’heure actuelle à 5 ans et 9 mois.
Bien implanté dans les activités de la maintenance et de la rénovation d’infrastructures, Spie aborde l’exercice 2013 avec un carnet de commandes en hausse de 10,5% par rapport à 2012, à 1,8 milliard d’euros, soit environ 5 mois d’activité. Il compte maintenir un rythme de croissance externe soutenu qui lui permettra de renforcer sa présence en Europe du Nord. Depuis janvier, il a déjà réalisé des acquisitions qui représentent 100 millions de chiffre d’affaires (rachat des services d’infogérance de l’opérateur néerlandais KPN et de l’australien Plexal dans les services pétroliers).
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