Soitec sollicite à nouveau le marché boursier pour financer son développement
Soitec a lancé hier sa troisième augmentation de capital en tout juste trois ans. Constatant la nécessité de «renforcer le bilan du groupe» pour financer la montée en puissance industrielle d’une nouvelle génération de substrats dans l'électronique grand public et de modules destinés à l’équipement de fermes solaires, le spécialiste des plaques de silicium sur isolant va lever environ 83 millions d’euros avec maintien du droit préférentiel de souscription (DPS).
Coordonnée par Natixis qui intervient en tant qu’unique chef de file et teneur de livre, l’opération s’effectuera sur la base de 3 actions nouvelles pour 10 actions existantes au prix de 1,6 euro par action nouvelle, la période de souscription étant ouverte du 26 juin au 11 juillet inclus. La décote faciale atteint ainsi «46,1% par rapport au cours de clôture du titre le 23 juin, et 39,7% par rapport au cours théorique ex-droit», précise le groupe. Le règlement-livraison et la cotation des nouveaux titres sont attendus le 22 juillet.
Actionnaire de Soitec depuis juin 2011, Bpifrance participera à l’opération afin de maintenir sa participation à son niveau actuel de 9,8%. Le PDG André-Jacques Auberton-Hervé, qui possède respectivement 4,7% du capital et 7,9% des droits de vote, réinvestira le produit de cession d’une partie de ses DPS et réalisera «un investissement complémentaire de 400.000 euros».
Avec 78 millions d’euros récoltés lors de la récente cession d’une centrale solaire en Afrique du Sud, auxquels s’ajoutent 44 millions provenant d’opérations de sale & lease back et une trésorerie de 37,5 millions à fin mai, le groupe pourra largement rembourser début septembre les 83 millions d’euros émanant d’Oceane, émises en 2009, qui demeurent en circulation. Si le financement de Soitec est intégralement assuré sur les 12 prochains mois, au-delà de cette échéance «l’ampleur des coûts de démarrage liés au plan de développement du groupe est encore inconnue», concède le directeur financier Olivier Brice, en ajoutant qu’une partie des différents projets sera financée par des partenaires industriels et par certains clients.
En incluant ce dernier appel au marché, le groupe aura depuis mi-2011 levé au total 337 millions d’euros via des augmentations de capital. Après la chute de 7,5% du titre hier à 2,61 euros dans des volumes nourris, ce montant représente près des trois quarts de sa capitalisation boursière.
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