Sodexo mise sur une croissance organique de 3 à 4 % pour 2010-2011
Numéro deux mondial de la restauration collective et dauphin du britannique Compass, Sodexo a publié mercredi des résultats annuels au 31 août dernier supérieurs aux prévisions.
Surtout, le chiffre d’affaires s’est établi à 15,26 milliards d’euros, correspondant à une croissance organique de 2,5% (3,9% en données brutes). En juillet dernier, le groupe avait relevé l’objectif pour cet indicateur phare à environ 2% (contre une précédente estimation de 0,5 à 1%). Les services de restauration (2,3% de croissance interne) ont pâti de la morosité du marché au Royaume-Uni et en Irlande (-1,7%), parallèle au dynamisme confirmé en Amérique latine ou en Asie. Tandis que les chèques et cartes bénéficiaient d’une croissance interne de 7,3% (-3,1% en données publiées).
L’objectif relevé de résultat opérationnel hors effets de change de 780 à 800 millions a quant à lui été pratiquement respecté, avec un résultat publié de 771 millions hors impact des changes pour 47 millions. Le résultat net part du groupe, enfin, a progressé sur l’exercice écoulé de 4,1% à 409 millions. Michel Landel s’est en outre dit «fier» d’une génération de liquidités en hausse de 74% au-delà d’un milliard d’euros, et a souligné la baisse de 14 points, à 24%, du ratio d’endettement net sur douze mois (à 656 millions d’euros).
De quoi souhaiter maintenir le cap pour l’exercice en cours, avec des objectifs d’une «légère accélération» de la croissance organique, estimée entre 3 à 4%, et d’une hausse de 10% du résultat opérationnel à changes constants (9,5% en 2009-2010). Evoquant un «contexte économique mondial encore incertain qui impose la prudence», le directeur général Michel Landel s’est notamment désolé qu’outre-Atlantique les clients du groupe «n’embauchent pas». Les secteurs de la santé, de l’éducation, de la défense ou de la justice devraient rester les piliers d’une croissance bénéficiant d’un «potentiel de marché considérable». La tendance depuis le 1er septembre est «conforme au plan de marche» du groupe, selon le dirigeant.
Qui plus est les objectifs à moyen terme ont été confirmés, passant par une croissance interne moyenne de 7% et une marge opérationnelle de 6% (5,1% en 2009/2010). Pas de doute aux yeux de l’analyste Emmanuelle Vigneron chez HSBC: «Sodexo est bien placé pour tirer parti d’un véritable rétablissement économique».
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