Sodexo confirme ses objectifs après un bon début d’exercice
Le groupe de restauration collective et de titres de services prépayés Sodexo a confirmé vendredi ses objectifs financiers pour l’exercice qui s’achèvera fin août 2023, dans le sillage de la publication d’un chiffre d’affaires supérieur aux attentes au premier trimestre.
Pour l’exercice 2022-2023, Sodexo prévoit toujours une croissance interne, un équivalent de la croissance organique, comprise entre 8% et 10% sur un an, et une marge d’exploitation proche de 5,5% à taux de change constants, contre 5% lors du précédent exercice. Le groupe retrouverait son niveau d’activité et ses marges pré-Covid.
A titre de comparaison, son principal concurrent, le britannique Compass, avait annoncé fin novembre prévoir une croissance interne d’environ 15% et une marge d’exploitation supérieure à 6,5% au titre de son exercice 2023 clos fin septembre.
La reprise post-Covid en soutien
«Comme prévu, le démarrage est fort en ce début d’année. Les Services sur Site continuent de bénéficier de la reprise post-Covid. La hausse des prix a également stimulé la croissance du chiffre d’affaires. En conséquence, le niveau d’activité des Services sur Site a dépassé celui du premier trimestre de l’exercice 2019», a commenté Sophie Bellon, présidente-directrice générale de Sodexo, citée dans le communiqué.
Au cours du trimestre allant de septembre à novembre, Sodexo a réalisé un chiffre d’affaires de 6,33 milliards d’euros, contre 5,26 milliards d’euros au premier trimestre 2021-2022, soit une amélioration de 20,2% en données publiées. Le groupe a bénéficié d’un effet de change positif de 9,2%, «reflet de l’appréciation du dollar américain et du real brésilien». En variation interne, les revenus ont bondi de 12,3%.
Selon le consensus compilé par Sodexo, les analystes tablaient en moyenne pour le premier trimestre de l’exercice 2022-2023 sur un chiffre d’affaires de 6,17 milliards d’euros, en croissance interne de 11,3%.
Deutsche Bank prévoyait une croissance interne de 11,6%, plus une contribution positive de 4,8% des devises, soit une croissance globale d’environ 16,4%. Plus optimiste, Stifel tablait sur une croissance interne de 11,9%.
Dans le détail, Sodexo a enregistré, à taux de change et périmètre constants, une croissance interne des revenus de 11,9%, à 6,11 milliards d’euros, pour son activité de services sur sites, qui comprend la restauration collective. En Amérique du Nord, la croissance interne s’est établie à 15,7%.
Plus modeste mais plus rentable, la division avantages et récompenses, qui gère l'émission de titres de services prépayés, a réalisé une croissance interne de 23,4%, à 234 millions d’euros.
Sodexo a confirmé ses objectifs 2022-2023 tout en prévenant que l’effet de rattrapage post-Covid allait progressivement s’atténuer.
Vers un ralentissement de la croissance au second semestre
«Au deuxième trimestre, la forte dynamique des Services Avantages & Récompenses va se poursuivre mais avec une base de comparaison moins favorable. La croissance devrait être plus élevée au premier semestre qu’au second semestre, même si l’augmentation progressive de la contribution des nouveaux contrats signés l’année dernière soutiendra la croissance interne au second semestre», a précisé le groupe.
En novembre dernier, Sodexo avait présenté des objectifs financiers à horizon 2025 jugés ambitieux par les analyses.
Pour les exercices 2023-2024 et 2024-2025, le groupe prévoit une croissance interne du chiffre d’affaires comprise entre 6% et 8%. Pour l’exercice 2024-2025, la marge d’exploitation est par ailleurs attendue au-dessus de 6%.
Afin d’atteindre ces objectifs, Sodexo entend se recentrer sur des services de restauration plus qualitatifs, être plus sélectifs dans les services de «facilities management» (accueil, entretien, maintenance...), et accélérer la croissance de l’activité avantages et récompenses, tout en renforçant l’impact de la contribution sociétale et environnementale du groupe.
Plus d'articles du même thème
-
Oracle signe un trimestre record mais la facture de l'IA inquiète
Le spécialiste des logiciels a publié des résultats supérieurs aux attentes mais l'ampleur de ses dépenses dans l'intelligence artificielle inquiète les investisseurs qui sanctionnent l'action. -
Le conflit au Moyen-Orient pourrait peser sur les perspectives des groupes du CAC 40
A l’issue du premier trimestre, et du premier mois de guerre en Iran, les trois quarts des sociétés de l’indice estiment être peu ou pas exposées à ce conflit. Les autres en pâtissent déjà ou au contraire y voient des opportunités. -
La guerre dans le Golfe fait chuter la rentabilité du transport aérien mondial
Le bénéfice net des compagnies membres de l’Iata est attendu en recul d’environ 49% à 23 milliards de dollars pour 2026. Les transporteurs du Golfe persique devraient basculer dans le rouge.
ETF à la Une
WisdomTree dévoile un ETF sur l’ensemble de la chaîne de valeur de l’intelligence artificielle
- Le Crédit Mutuel Alliance Fédérale change de directeur général
- Belfius rachète Leocare et intéresserait le Crédit Agricole
- Le Crédit Agricole est confronté à la reprise des grandes manœuvres en Italie
- L'offre d'Intesa sur MPS crée un effet domino pour Axa
- Le Crédit Agricole crée une société dédiée à l'IA pour y concentrer ses efforts
Contenu de nos partenaires
-
Haute intensitéBudget des armées : la LPM est-elle suffisante face au « choc » programmé avec la Russie ?
L’actualisation de la loi de programme militaire 2024-2030 fait l’objet de critiques diverses. L’après-élection présidentielle pourrait rebattre les cartes. -
Pour vivre heureux, vivons cachés !
Dans une époque saturée de selfies et de réseaux sociaux où il faut s’afficher, ils sont de plus en plus nombreux à choisir l’effacement, comme si le luxe ultime était celui de snober les projecteurs. Contre toute attente, cette stratégie redessine aussi les contours du luxe contemporain. -
Guerre au Moyen-Orient : Trump annonce un accord « finalisé » avec l’Iran et la réouverture du détroit d’Ormuz
Donald Trump a affirmé, dans la soirée du dimanche 14 juin, qu’un accord de paix avec l’Iran était désormais « finalisé ». Le texte prévoit un cessez-le-feu immédiat au Moyen-Orient, la levée du blocus naval américain et la réouverture du détroit d’Ormuz