Sinopec continue de tisser sa toile mondiale en quête de relais de croissance
Alors que le nouveau président chinois Xi Jinping a entamé hier en Tanzanie une tournée africaine devant le mener en Afrique du Sud pour un sommet des BRICS, Sinopec, l’un des fers de lance d’une politique énergétique mondiale de Pékin passant ostensiblement par le continent africain, a fait part de nouvelles contrastées. Le principal raffineur asiatique a en effet dévoilé la création d’une coentreprise avec sa maison-mère China Petrochemical tout en publiant des résultats annuels 2012 en repli.
Sinopec a indiqué hier que son résultat net annuel avec concédé une baisse de 12,8% à 63,88 milliards de yuans, l’équivalent de 7,9 milliards d’euros. Cela sous le coup selon le groupe du ralentissement des économies chinoise et mondiale. Le chiffre d’affaires a pourtant progressé de 11,2% à 2.790 milliards de yuans, mais la hausse des dépenses opérationnelles a été plus forte encore, à 12,0%. Dont un gain de 16,4% pour les dépenses d’exploration. Sinopec pourtant ne doute pas du dynamisme de son activité. Après avoir raffiné quelque 221,3 millions de tonnes de brut l’an passé, un volume en hausse de 1,8%, le groupe chinois mise pour 2013 sur un volume de 238 millions de tonnes.
Le grand rival PetroChina avait déjà publié la semaine passée un résultat net annuel en recul de 13,3% en dépit d’un volume d’activité en hausse. Signe également du manque de perspectives encourageantes en Chine, sur fond notamment de contrôle public des prix.
C’est dans ce contexte que Sinopec a repris l’initiative en faisant part de la création d’une coentreprise avec sa maison-mère à 74%. Cette nouvelle entité, détenue à parts égales par les deux sociétés, achètera dans un premier temps pour 3 milliards de dollars d’actifs à China Petrochemical. Pour Scott Darling, responsable de la recherche sur le secteur énergétique en Asie pour Barclays Capital, la coentreprise est une étape importante dans l’évolution de Sinopec vers les activités amont. De quoi selon le spécialiste assurer à la société une amélioration progressive de sa rentabilité et une importante création de valeur à long terme. Les actifs concernés par la transaction sont situés au Kazakhstan, en Colombie et en Russie. L’Afrique est ainsi pour l’heure laissée de côté, après que Sinopec a acheté à sa maison-mère en 2010 des actifs en Angola pour près de 2,5 milliards de dollars. L’accord dévoilé avec China Petrochemical permet déjà à Sinopec d’augmenter en un instant ses réserves de brut de quelque 9,1%.
Plus d'articles du même thème
-
L'espoir de paix au Moyen-Orient donne un élan mesuré aux actions européennes
L’annonce d’un prochain accord de paix entre les Etats-Unis et l’Iran est une bonne nouvelle pour les marchés européens qui ont particulièrement souffert de la crise énergétique. Mais tout n’est pas réglé. La réaction mesurée des marchés lundi en témoigne. -
La Fed de Kevin Warsh est déjà sous contrainte
Le FOMC des 16 et 17 juin, le premier de son nouveau président, ne modifiera pas les taux Fed Funds. Il pourrait abandonner le «biais accommodant» dans sa déclaration. Il sera intéressant de voir comment la communication de la banque centrale évoluera à moyen terme. -
Le G7 suspendu aux humeurs de Donald Trump
La réunion d’Evian, conçue comme l’occasion de relancer le dialogue et le multilatéralisme, débute sous des auspices mitigés, la perspective du règlement du conflit avec l’Iran et de nouvelles menaces de tarifs douaniers contre la France.
ETF à la Une
WisdomTree dévoile un ETF sur l’ensemble de la chaîne de valeur de l’intelligence artificielle
- Le Crédit Mutuel Alliance Fédérale change de directeur général
- Belfius rachète Leocare et intéresserait le Crédit Agricole
- L'offre d'Intesa sur MPS crée un effet domino pour Axa
- Garance s’ajoute à la liste des mutuelles dans la tourmente
- Le Crédit Agricole crée une société dédiée à l'IA pour y concentrer ses efforts
Contenu de nos partenaires
-
Highway to hellLe sort de l'A69 entre les mains du Conseil d'Etat
Le sort de l'autoroute Toulouse-Castres est une nouvelle fois entre les mains de la justice, pour une décision qui pourrait mettre un terme à la guérilla juridique contre le chantier -
Time To Get SoftTrump et l'Iran : un accord faute de mieux
Donald Trump a juré de ne jamais reproduire l'accord iranien de Barack Obama. Trois mois de guerre plus tard, il est pourtant de retour à la table des négociations pour conclure un deal qui pourrait bien lui ressembler -
Bling bling« Ces images sont une erreur » : au RN, le malaise Bardella après le Grand Prix de Monaco
Des images de Jordan Bardella au Grand Prix de Monaco, circulant pendant la marche blanche en hommage à la petite Lyhanna, ainsi que sa réponse sur BFM – « des marches blanches, il y en a tous les jours » – inquiètent en interne. Certains craignent de voir le dauphin de Marine Le Pen s'éloigner de son image populaire pour basculer dans le « bling-bling »