Siemens s’accroche à son plan de rigueur pour confirmer ses objectifs

Les prises de commandes du groupe allemand, supérieures au chiffre d’affaires, ont baissé de 3% sur le trimestre écoulé
Benoît Menou

Siemens courbe l’échine face à un «environnement économique incertain» selon les termes de son président du directoire Peter Löscher. Tout en confirmant des objectifs plus «ambitieux» sur la foi d’un vaste plan de réorganisation dévoilé à l’automne, à court terme, le dirigeant n’espère «aucun soutien de l’économie mondiale».

Les résultats à fin décembre publié hier (premier trimestre de l’exercice) se sont révélés supérieurs aux attentes, mais ils invitent à la prudence. La progression de 2% du chiffre d’affaires à 18,13 milliards d’euros masque un repli de 1% en organique, en dépit d’une bonne tenue de marchés émergents (+4 et +3%) représentant un tiers de l’activité. Surtout, les prises de commandes, indicateur phare, ont accusé sur le trimestre écoulé une baisse de 3% (-5% en organique) à 19,14 milliards. Le plongeon a atteint 8 et 7% sur les pôles Industrie et Infrastructure (représentant chacun près d’un quart des nouvelles commandes), tandis que les pôles Santé (17%) et Energie (37%) ont affiché des commandes stables. Dans ce contexte, les commandes progressent ainsi de 11% en Chine (8% de l’activité) ou de 8% en Allemagne (15%), alors qu’elles chutent de 24% aux Etats-Unis (18%).

Signe encourageant pourtant, le ratio des prises de commandes sur chiffre d’affaires (book-to-bill) a poursuivi sa progression séquentielle (d’un trimestre à l’autre) à fin décembre pour franchir à nouveau le seuil symbolique de 1, à 1,06 (contre 0,91 sur les trois mois à fin juin). Du fait d’un impact négatif des taux de change, le carnet de commandes concède sur le trimestre un repli d’un milliard d’euros à 97 milliards.

Siemens a tout de même confirmé hier, jour d’assemblée générale, les objectifs du plan à fin septembre 2014 passant par 6 milliards d’euros d’économies et par le recentrage sur les secteurs les plus rentables. Le groupe vise notamment une marge opérationnelle des 4 pôles d’activité d’au moins 12%, contre 9,5 et 9,3% sur l’exercice et le trimestre écoulés, en délaissant l’eau et l’énergie solaire ou en se séparant du spécialiste de l’éclairage Osram. Pour l’exercice en cours, Siemens table toujours en organique sur une «croissance modeste» des prises de commandes, sur un chiffre d’affaires «proche» de celui de l’exercice 2011/2012 et sur un résultat net des activités de 4,5 à 5,0 milliards (contre 5,18 milliards).

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