Séchilienne-Sidec dévoilera fin janvier sa stratégie à moyen terme

Avec la suppression de son avantage fiscal, le producteur d’électricité anticipe un taux d’impôt effectif d’environ 34% contre 24,7% en 2010
Bruno de Roulhac

En pleine trêve des confiseurs, Séchilienne-Sidec en profite pour rassurer le marché! Le producteur d’électricité au travers d’énergies renouvelables (biomasse, photovoltaïque et éolien) confirme attendre une progression de sa rentabilité en 2011. Le groupe anticipe une hausse d’au moins 15% de son excédent brut d’exploitation (Ebitda) y compris produits de défiscalisation, et de 10% hors défiscalisation. «Nos prévisions sont en ligne avec ces guidances», rappelle le cabinet d’analyse Gilbert Dupont. Pour l’heure, le consensus Bloomberg table sur 114,6 millions d’euros d’Ebitda cette année, contre 107,8 millions en 2010.

Au 30 novembre, le groupe a produit 2,2 térawatts-heure (TWh), soit une hausse de 14% sur un an, avec une puissance consolidée installée de 498 mégawatts-heure.

Avec l’adoption de la loi de finances pour 2012 supprimant l’avantage fiscal dérogatoire qui permettait aux sociétés exploitantes dans les départements d’outre-mer d’être exonérées d’impôt à hauteur d’un tiers du bénéfice imposable jusqu’à fin 2017, Séchilienne-Sidec va voir son taux d’imposition remonter fortement. D’autant que cette mesure est applicable dès l’exercice 2011. Le groupe anticipe ainsi un taux d’impôt effectif 2011 proche de 34,4% taux théorique en vigueur en France contre 24,7% en 2010. L’an dernier, l’avantage, de 5,5 millions d’euros, représentait 9,05% en termes de taux d’imposition.

Parallèlement, le stock d’impôt différé au bilan devra être revalorisé, en application des normes IFRS, et entraînera donc une charge d’impôt complémentaire non récurrente de 6 millions d’euros, mais sans impact sur la trésorerie du groupe.

Alors que le groupe a été secoué fin octobre par le renvoi de son PDG, Nordine Hachemi, pour «divergence stratégique» après un mandat de trois ans, son successeur Jacques Petry dévoilera sa stratégie à moyen terme le 30 janvier prochain. Cette nomination est «de nature à redonner un peu d’attrait spéculatif à moyen terme sur le titre sur une éventuelle sortie d’Apax», notait à l’époque CM-CIC. Apax, via Financière Hélios, était entré en 2005 chez Séchilienne-Sidec, qu’il contrôle à 43%, au prix moyen de 16 euros. Si l’action a rebondi hier de 7,17% à 10,76 euros, l’une des plus fortes hausses du SRD, la société a néanmoins vu sa capitalisation fondre de moitié depuis début février 2011, et reste très loin des niveaux de plus de 60 euros atteints fin 2007.

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