Seat Pagine Gialle ouvre la voie à une conversion partielle de sa dette obligataire
La restructuration de la dette de Seat Pagine Gialle se prépare. Le groupe d’annuaires italien a indiqué hier avoir aménagé son accord avec RBS, son principal créancier bancaire. La modification du contrat est «technique», explique la direction de la société. Elle lui donne la possibilité de pouvoir engager des discussions avec ses autres créanciers afin «d’identifier et de mettre en place des solutions financières en vue de stabiliser à long terme la structure de la société en renégociant la dette actuelle». BNP Paribas et Intesa Sanpaolo sont les deux autres créanciers bancaires seniors. Le processus est mené par Rothschild et Alvarez & Marsal.
Au 31 mars 2011, Seat Pagine supportait une dette de 2,723 milliards d’euros hérité du LBO monté par un consortium d’investisseurs en août 2003 comprenant CVC, BC Partners, Permira et Investitori Associati. BC Partners a depuis quitté le tour de table. CVC est le principal actionnaire avec 29,4% du capital. En 2003, la société avait été valorisée 5,6 milliards d’euros, soit 9 fois son Ebitda. Depuis, sa valeur d’entreprise a chuté de moitié. Sa dette nette représente environ 5,5 fois son Ebitda. En raison de ses charges financières, 245 millions d’euros en 2010, Seat Pagine Gialle peine à générer un cash flow disponible suffisant pour lutter contre l’érosion de son activité et de ses résultats. D’où la nécessité de restructurer la dette pour desserrer le collier.
Pour l’instant, aucun schéma n’a été arrêté. Mais, alors qu’une augmentation de capital pure et simple est inenvisageable au vu du cours de Bourse, il semble que la solution aille vers la restructuration de l’obligation portée par le véhicule ad hoc (SPV) Lighthouse International, enregistré au Luxembourg. Emis en octobre 2004, ces titres subordonnés représentent un montant de 1,3 milliard d’euros et arrivent à maturité le 30 avril 2014. Le schéma passerait par la reconduction des obligations actuelles avec un coupon plus élevé que les 8% actuellement servis en échange d’un abandon d’une partie du principal. Les porteurs pourraient être dédommagés grâce à l’émission d’actions nouvelles. La solution nécessiterait d’obtenir l’accord de plus des deux tiers des porteurs d’obligations.
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