Schneider va reprendre le chemin des acquisitions

L’équipementier électrique confirme un objectif de croissance organique nulle en 2012 pour une marge opérationnelle de 14 à 15%
Bruno de Roulhac

Schneider résiste. A l’instar de Legrand, l’équipementier électrique limite le recul de sa marge opérationnelle (Ebita) au premier semestre malgré un ralentissement de l’activité en Europe et en Asie.

Sa marge n’abandonne que 0,3 point à 13,6%, et ressort au-dessus des 13,4% anticipés par les analystes. Le groupe a effacé les effets négatifs du mix (-134 millions d’euros) dus au ralentissement de certains produits et aux coûts de lancements de nouveaux produits, et la faiblesse des volumes (-63 millions) par la poursuite des hausses de prix (+141 millions) et l’amélioration de la productivité (+120 millions). Le groupe attend un effet prix d’environ +60 millions au second semestre. Sur les 18 derniers mois, la hausse des prix a couvert 80% de l’inflation des matières premières.

Conséquence de cette bonne gestion des coûts, le résultat net progresse de 11% à 890 millions d’euros, bien au-dessus des 835 millions attendus. Les coûts de restructuration n’ont pesé qu’à hauteur de 43 millions, mais le groupe les chiffre à 150 millions sur l’exercice.

Avec un retour à un cash flow libre positif au premier semestre, soit plus de 2 milliards dégagés sur 12 mois pour la première fois, «nous allons reprendre le chemin des acquisitions à partir de maintenant, a déclaré Jean-Pascal Tricoire, président du directoire de Schneider. Mais avec modération et une claire préférence pour les acquisitions de petite ou moyenne taille.»

Malgré l’absence de visibilité, Schneider confirme ses objectifs 2012 «alors que l’on pouvait craindre un ajustement à la baisse», souligne Natixis. D’une part, le groupe vise une croissance organique nulle ou légèrement positive de son chiffre d’affaires, après avoir réussi à enregistrer une hausse de 0,2% sur les six premiers mois de l’année alors que Legrand a dévoilé une baisse de 1,3% au premier semestre. D’autre part, il table sur une marge opérationnelle de 14 à 15%, après 14,2% en 2011. «La fourchette de marge demeure très large et aurait pu être affinée à l’occasion de cette publication», regrette Natixis, notant que le consensus table actuellement sur une marge de 14,2% et sur une croissance organique de 1%.

Si le titre a rebondi hier de 4,68% à 48,18 euros, «le groupe, à travers son mix (solutions-produits, activités cycle court, exposition Chine), nous semble toujours l’un des plus à risque dans l’environnement actuel», conclut Oddo.

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