Schneider propose 3,8 milliards d’euros pour mettre la main sur Invensys
Schneider Electric a soif de croissance. Le spécialiste mondial de la gestion de l’énergie a reconnu hier soir se trouver en «discussions préliminaires» avec Invensys concernant un «projet potentiel d’offre» visant le groupe britannique. Le dossier semble pourtant bien avancé à en croire le communiqué publié par Invensys, auquel Schneider a été de fait contraint de réagir. La cible a en effet indiqué «en réponse à de récentes rumeurs» avoir reçu une offre indicative de 505 pence par action, dont 319 pence en numéraire et 186 pence en nouveaux titres Schneider. Le tout pour un montant de 3,3 milliards de livres, l’équivalent de 3,8 milliards d’euros. Schneider n’a prudemment fourni aucun détail financier. Le prix évoqué par Invensys offre aux actionnaires une prime de 15% par rapport au cours de clôture de 440.1 pence hier en Bourse de Londres.
Le conseil d’administration d’Invensys, sur les conseils de Barclays et de JPMorgan Cazenove, se dit prêt à recommander une telle proposition aux actionnaires si elle devait se concrétiser. Schneider, conseillé par Deutsche Bank et BoA Merrill Lynch, a jusqu’au 8 août (17h00 heure de Paris) pour déclarer formellement ses intentions (hors éventuelle prolongation du délai approuvée par l’autorité britannique des fusions-acquisitions, le Takeover Panel): offre ferme ou renoncement, telle est la question.
Le groupe français, géant mondial de l’équipement électrique basse et moyenne tension, clame certes déjà «que cette acquisition, si elle se conclut, présenterait un intérêt stratégique et financier majeur». Elle permettrait avant tout à Schneider, selon les termes mêmes de son communiqué hier soir, d’«accroître son exposition sur le secteur particulièrement attractif des automatismes industriels». Martin Prozesky chez Sanford Bernstein salue l’initiative en jugeant l’activité d’Invensys «bonne et complémentaire» de celle de Schneider dans l’automatisation.
Le prédateur français table qui plus est sur «des synergies de coûts importantes» et sur des synergies commerciales à travers le monde. Pour autant, Schneider a tenu à souligner qu’une offre sur Invensys ne saurait remettre en cause son «approche disciplinée en matière d’acquisitions» et notamment l’objectif d’un retour sur capitaux employés (ROCE) dépassant le coût moyen pondéré du capital (WACC) au cours de la troisième année suivant la finalisation de l’acquisition.
Plus d'articles du même thème
-
Le gendarme américain de la Bourse ouvre le dossier des coffres-forts crypto
Le régulateur des marchés financiers américains débute son travail sur les actifs de la finance décentralisée. Tout en adoptant une posture ouverte au dialogue, il rappelle aux acteurs que certains coffres-forts ou protocoles rentrent dans le giron législatif des valeurs mobilières. -
Ardian poursuit la réorganisation de sa gouvernance
François Jerphagnon succède à Mathias Burghardt à la présidence du directoire d'Ardian France. Ce dernier quitte ses fonctions exécutives pour se consacrer à l'activité Infrastructure. -
Les fonds actions des marchés émergents signent leur deuxième plus importante collecte hebdomadaire
Les fonds actions axés sur les marchés émergents ont attiré 29,6 milliards de dollars d’entrées nettes sur la semaine, d’après le Flow Show de Bank of America.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
Amundi met en place deux ETF sur les puces mémoire et les centres de données
- La BFI de Bred Banque Populaire veut tout avoir d’une grande
- Tiré par sa banque d'investissement, BNP Paribas annonce des profits en forte hausse
- Les marchés se préparent à un discours ferme de la BCE
- Les taux français à 10 ans passent la barre des 4%
- Olivier Gavalda succède à Daniel Baal à la Fédération bancaire française
Contenu de nos partenaires
-
Incendies en France : Emmanuel Macron demande aux armées « de se mobiliser »
Face à la multiplication des feux en France, Emmanuel Macron a demandé aux armées de venir renforcer la Sécurité civile. Une cellule interministérielle de crise a été convoquée vendredi soir, alors que plus d'uen trentaine d'incendies sont en cours sur l’ensemble du territoire -
PortraitQui est Laura Loomer, influenceuse proche de Donald Trump, qui a interviewé Volodymyr Zelensky ?
Jeudi, l’influenceuse, qui a longtemps relayé la propagande de Moscou sur ses réseaux sociaux, a interviewé le président ukrainien avec beaucoup de bienveillance. Un revirement étonnant -
Voyage voyageAu départ de Toulouse, Airbus réussit son essai du plus long vol commercial direct du monde
Un A350 a relié mercredi Toulouse à Melbourne en 19 heures, lors d’un vol d’essai sans escale de la compagnie australienne Qantas. Ce succès devrait permettre au projet « Sunrise » de se concrétiser.