SAP mise sur une hausse régulière de sa rentabilité d’ici à 2015

Le groupe a profité du marché obligataire pour financer à bas coût sa croissance externe, souligne le coprésident du directoire Bill McDermott
Yves-Marc Le Reour

Après un millésime 2012 marqué par une percée notable dans le cloud computing (informatique en nuage) et l’intégration de son offre dans les bases de données (Hana), SAP table sur une amélioration régulière de sa marge d’exploitation pour atteindre son objectif de 35% à l’horizon 2015. «Nous avons privilégié l’an dernier les investissements destinés à renforcer nos ressources technologiques et humaines sur des segments en forte croissance, tout en complétant notre couverture géographique», résume le co-président du directoire de SAP Bill McDermott, interrogé par L’Agefi.

Ceci explique le repli d’un point de la marge d’exploitation non IFRS à 32%, correspondant à un résultat d’exploitation de 5 milliards d’euros légèrement inférieur aux attentes. Le cash-flow libre a reculé de 7% à 3,1 milliards, soit 19% du chiffre d’affaires contre 23% en 2011. Les rachats de SuccessFactors puis d’Ariba ont contribué à porter la dette nette du groupe à 2,5 milliards à fin décembre 2012, contre une trésorerie nette de 1,5 milliard un an plus tôt.

Etant donné que le financement de sa croissance externe est d’origine obligataire (Eurobonds et placements privés aux Etats-Unis principalement), l’absence de dette bancaire «a permis au groupe de s’endetter à des taux particulièrement intéressants», souligne le dirigeant. La liquidité globale du groupe reste en outre solide avec une trésorerie brute de 2,5 milliards à fin 2012 et des échéances de dette largement étalées dans le temps.

Alors que son chiffre d’affaires global, non IFRS et à taux de change constants, a affiché une progression de 10% à 16,3 milliards l’an dernier, SAP a laissé inchangée sa prévision d’un montant consolidé «supérieur à 20 milliards d’euros en 2015». Ce niveau semble prudent, compte tenu d’une croissance attendue cette année de 11% à 13% pour son activité principale de ventes de logiciels et services connexes, après une hausse de 13% à 13,25 milliards en 2012. Sur les mêmes bases comptables, le bénéfice d’exploitation est attendu entre 5,85 et 5,95 milliards.

Le groupe allemand, qui entend mettre la pédale douce sur les acquisitions, considère que les 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires visés à l’horizon 2015 dans le cloud computing seront atteignables à travers une croissance principalement organique, en partant de ventes annualisées proches de 850 millions sur ce segment après la consolidation d’Ariba.

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