Sanofi fait une offre de 9,3 milliards de dollars sur Medivation
Sanofi repasse à l’action dans les fusions-acquisitions. Le laboratoire pharmaceutique a annoncé ce matin avoir proposé au groupe américain Medivation de le racheter au prix de 52,50 dollars par action, soit environ 9,3 milliards de dollars (8,2 milliards d’euros). «Ce rapprochement représente une opportunité stratégique et financière attractive et créatrice de valeur pour les actionnaires des deux sociétés, leurs collaborateurs, ainsi que pour les patients et les professionnels de santé», indique le groupe pharmaceutique français dans un communiqué. Des informations avaient circulé le mois dernier sur l’intérêt de Sanofi pour ce laboratoire spécialisé dans le traitement des cancers.
Sanofi indique avoir approché verbalement Medivation une première fois en mars puis par courier mi-avril. Mais le groupe américain a fait savoir qu’il ne souhaitait pas discuter avant de ne plus répondre aux sollicitations. D’où la révélation par Sanofi ce matin de ses intentions. Dans le courier daté du 28 avril et adressé à David T. Hung, le directeur général de Medivation, Olivier Brandicourt, le directeur général de Sanofi, indique ne «pas comprendre ce retard à nous répondre». Selon lui, le prix proposé par Sanofi «représente une prime très substantielle et il serait payé intégralement en numéraire sans être soumis à des conditions de financement». La prime atteint plus de 50% par rapport aux cours moyens pondérés des volumes échangés de l’action Medivation durant les deux mois précédant des rumeurs sur une offre d’acquisition. A la Bourse de Paris, le cours de l’action Sanofi a ouvert en baisse de 1,20% à 76,07 euros.
Plus d'articles du même thème
-
La France creuse le sillon de la souveraineté dans les terres rares
Bâtir une société électrifiée nécessite un approvisionnement massif et sécurisé en terres rares et minéraux critiques. Le gouvernement a décidé de soutenir financièrement la production de ces matières premières, notamment en France, et d’assurer les débouchés de la filière auprès des secteurs qui les consomment. -
Les dettes subordonnées bancaires affichent une résistance plus structurelle aux crises
La conjonction des facteurs fondamentaux, liés à la solidité des banques, et des facteurs techniques, liés notamment à la bonne collecte globale du crédit, donne l’impression, à l’occasion de ce choc pétrolier, que les dettes subordonnées comme les AT1 ont globalement réduit leur biais «risqué» par rapport aux autres classes d’actifs. -
Emmanuel Moulin est proposé comme nouveau gouverneur de la Banque de France
L'Elysée a proposé le nom d'Emmanuel Moulin pour prendre la suite de François Villeroy de Galhau à la la présidence de la Banque de France. L'Assemblée et le Sénat devront donc maintenant se prononcer sur ce projet de nomination.
ETF à la Une
La collecte a repris sur le marché européen des ETF en avril
- Un nouveau vent de fronde souffle sur les certificats d’investissement du Crédit Agricole
- La Société Générale tient bon grâce à la banque de détail
- La banque de détail porte les résultats du Crédit Agricole au premier trimestre
- La Société Générale affiche un résultat net trimestriel de 1,7 milliard d'euros
- Le gendarme de l'assurance suspend le courtier Jacques Pilliot
Contenu de nos partenaires
-
Le poids des motsEn s'attaquant à l'« assistanat », Marine Le Pen lisse ses divergences avec Jordan Bardella
En élargissant sa critique de « l’assistanat », marqueur longtemps verrouillé de son discours, Marine Le Pen amorce une redéfinition de son image politique à l’approche de 2027. Un ajustement qui réduit aussi le contraste grandissant avec Jordan Bardella -
Tête baissée« Projet Liberté » de Donald Trump : les risques du passage en force du détroit d'Ormuz
Les escortes américaines de navires commerciaux dans le passage stratégique pourraient bien les exposer encore plus aux tirs des Iraniens -
RadioscopieAudiovisuel public : mauvais rapport, bonnes questions
Aussi contestée soit-elle, la croisade menée par le rapporteur UDR de la commission d’enquête, Charles Alloncle, aura eu un mérite : mettre fin à l’immunité dont jouissaient France Télévisions et Radio France